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Un poisson africain pourrait être la clé pour arrêter le vieillissement chez l’humain !

Crédits :master1305 / iStock

Des chercheurs basés aux États-Unis ont étudié un poisson capable de suspendre son vieillissement. Or, ce dernier produit une protéine notamment essentielle pour la régulation des gènes de ses organes. Il se pourrait qu’un jour, cette protéine soit utilisée pour stopper le vieillissement chez l’humain.

Une faculté incroyable

Le killi turquoise africain (Nothobranchius furzeri) est un poisson vivant seulement dans les lacs du Zimbabwe et du Mozambique. Dans une étude parue dans la revue Science le 21 février 2020, des chercheurs de l’Université de Stanford (États-Unis) se sont intéressés au cas de cet animal. Il s’avère que le killi turquoise est doté d’une capacité assez incroyable. En effet, celui-ci peut suspendre son vieillissement.

Nommée diapause, cette faculté permet au poisson d’atteindre un état de biostase (ou animation suspendue). Il s’agit d’un état comparable à l’hibernation, synonyme d’interruption momentanée du développement. Il s’agit la plupart du temps de faire face aux variations de l’environnement, notamment les longues période de sécheresse des lacs. Selon les chercheurs, l’animal est capable de suspendre son développement durant un temps supérieur à sa durée de vie totale (quatre à dix mois).

poisson vieillissement
Le killi turquoise africain (Nothobranchius furzeri).
Crédits : JenAge Information Centre

Stopper le vieillissement chez l’humain

Cette faculté de diapause, le killi turquoise africain la doit à sa capacité d’augmenter la production d’une protéine baptisée CBX7. Il s’agit d’une protéine jouant un rôle très important dans la régulation des gènes des organes ainsi que dans la préservation musculaire. Pour les meneurs de l’étude, il n’est pas exclu que l’on puisse un jour générer un état semblable à la diapause chez l’humain grâce à cette protéine. Évidemment, de nombreuses recherches devront être menées dans ce sens.

Il faut savoir que d’autres mécanismes existants pourraient permettre de placer un humain en état de biostase. Citons par exemple le refroidissement de plus de 20 °C du corps humain, une technique testée il y a quelques mois. L’objectif est de ralentir l’activité métabolique d’un patient lors d’une opération, et ce afin d’accorder davantage de temps aux chirurgiens.

Il y a quelques semaines, nous évoquions l’immortalité biologique, un thème abordé par l’experte en éthologie Audrey Dussutour (CNRS). La chercheuse avait donné une conférence lors du TimeWorld 2019, un congrès international sur le temps qui s’est déroulé du 21 au 23 novembre 2019 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

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