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La Grande-Bretagne va envoyer un robot à 4 pattes sur la Lune

Crédits : Spacebit

C’est officiel, la start-up anglaise SpaceBit a confirmé son intention d’envoyer son premier rover sur la Lune en 2021. Une première pour le Royaume-Uni.

Se poser sur la Lune, ce n’est pas facile. À ce jour, seuls trois pays ont réussi à le faire : les États-Unis, la Russie et la Chine. Récemment, Israël et l’Inde ont essuyé chacun un échec. C’est au tour du Royaume-Uni de tenter sa chance. La start-up anglaise SpaceBit vient en effet d’annoncer la signature d’un contrat avec la société américaine Astrobotic.

Alunissage prévu en 2021

Cette société avait reçu il y a quelques mois une enveloppe de 79,5 millions de dollars de la NASA pour transporter jusqu’à 14 de ses instruments sur la Lune. Astrobotic avait également été “autorisée” à déposer 14 charges utiles pour le compte d’autres partenaires, y compris des sociétés privées. SpaceBit sera donc l’un de ces partenaires.

L’idée consistera à intégrer dans l’atterrisseur développé par Astrobotic un petit rover à quatre pattes. Le plus petit jamais déployé sur notre satellite. Une fois à la surface, l’engin devrait parcourir quelques mètres, prendre des photos et relever des données qui seront ensuite renvoyées vers la Terre. Décollage prévu en 2021.

SpaceBit a décidé de tester ce “nouveau” mode de locomotion sur la Lune (exit les roues), pour anticiper les futures explorations des grottes tubulaires créées par les anciennes coulées de lave. Rappelons en effet que ces structures, en cas d’établissement permanent, pourraient offrir aux astronautes une protection contre le rayonnement cosmique et les chutes de météorites.

atterrisseur
C’est depuis cet atterrisseur signé Astrobotic que sera déployé le petit rover de SpaceBit (photo en-tête). Le premier robot britannique à se poser (on l’espère) sur la Lune. Crédits : NASA

En espérant que cette nouvelle tentative soit couronnée de succès. Concernant la mission israélienne de SpaceIL, rappelons que le moteur principal de l’atterrisseur était tombé en panne pendant sa descente vers la Lune. Les contrôleurs de mission avaient tenté de le redémarrer, mais ils avaient manqué de temps. L’engin s’est finalement écrasé en pleine mer de la Sérénité.

De son côté, l’Agence spatiale indienne a également perdu le contact début septembre avec son atterrisseur Vikram, juste avant son alunissage, ne pouvant confirmer la réussite de la mission Chandrayaan-2. L’engin s’est semble-t-il écrasé au pôle sud. Et pour le moment, il ne répond toujours pas aux appels.

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