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L’armée américaine pourra-t-elle identifier les navires ennemis à l’aide de bactéries OGM ?

Crédits : Pixabay

L’armée américaine prépare actuellement un projet de plusieurs dizaines de millions de dollars afin de développer des bio-capteurs issus de l’ingénierie génétique. Il est question de mettre au point des organismes génétiquement modifiés, capables de repérer les navires et autres sous-marins ennemis.

Modifier des organismes connus

Selon le média spécialisé Defense One, le projet en question est porté par le Naval Research Laboratory (NRL). Si nous savions déjà que l’armée américaine entraînait de grands animaux marins tels que les dauphins pour détecter les navires ennemis, le but est désormais de faire assumer ce rôle à des organismes génétiquement modifiés.

Le projet consiste a modifier des protéobactéries connues sous le nom de “marinobacter” (voir image ci-après) que l’on trouve en grande quantité dans l’eau de mer, dont un certain nombre de souches et d’espèces sont capables de dégrader les hydrocarbures. L’armée américaine désire rendre ces bactéries réactives à certaines substances provenant de bateaux, sous-marins et autres équipements ennemis. Parmi ces substances se trouvent des traces de métal ainsi que des produits d’échappement de combustible.

Crédits : Ken Takai / International journal of systematic and evolutionary microbiology

Les chercheurs ont évoqué des réactions chimiques durant lesquelles les bactéries laisseraient de côté certains de leurs électrons. Ces derniers pourraient alors être détectés par un drone sous-marin pouvant identifier par ce biais les bâtiments ennemis. Par ailleurs, s’il est actuellement question de “marinobacter”, d’autres types de bactéries pourraient être adaptées à l’avenir.

Un projet dont l’idée vient seulement de germer

Les chercheurs du Naval Research Laboratory ont également évoqué la nécessité de protéger ce genre de capteurs biologiques largués dans les océans. Dans cet environnement hostile, il est effectivement opportun de s’assurer de leur protection, synonyme de longévité. Les scientifiques ont parlé de “surcouches de protection”, une sorte de mini-armure obtenue à l’aide de l’impression 3D.

Le projet n’en est qu’au stade de la recherche basique, mais il semble être pris très au sérieux par les chercheurs, surtout qu’il est tout de même question d’un budget de 45 millions de dollars ! L’avenir nous dira si une telle biotechnologie verra réellement le jour, mais l’idée semble déjà très astucieuse.

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