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Une étude révèle que l’alcool endommage les cellules souches

alcool verre
Crédits : Pxhere

Des chercheurs britanniques ont pu observer la façon dont l’éthanol cause des mutations au niveau des chromosomes des cellules souches, et comment ces dernières tentent d’y remédier.

L’alcool détruit l’organisme, cela ne fait aucun doute, car nous savons également qu’une consommation excessive et sur le long terme peut causer des dégâts génétiques permanents dans nos cellules. Une substance toxique est produite lors du métabolisme de l’éthanol par notre organisme : l’acétaldéhyde, qui serait une des causes de différents types de cancers tels que les cancers de la gorge, de l’estomac ou encore des intestins.

Une étude britannique publiée dans la revue Nature le 3 janvier 2018 a cerné les détails de ce processus néfaste pour notre organisme, puisque celui-ci est effectif au sein même des cellules souches dont le rôle est de régénérer nos organes.

Ketan Patel et son équipe du laboratoire de biologie moléculaire de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) ont séquencé l’ADN de souris à qui l’on a donné de l’alcool à consommer. Le but ? Scruter les potentiels défauts génétiques. Selon les résultats, l’acétaldéhyde est capable de briser la double chaîne de la molécule d’ADN, et cela peut engendrer des malformations au niveau des chromosomes.

Il existe pourtant des mécanismes de protection et de réparation. Évoquons tout d’abord l’enzyme ALDH, dont la mission est de transformer l’acétaldéhyde en une molécule inoffensive que notre corps peut digérer, à savoir l’acétate. Ceci a été prouvé par les chercheurs, car les mutations ont été quatre fois plus élevées chez les souris à qui l’on a retiré cette même enzyme ALDH.

En second lieu, les chercheurs ont observé que les ruptures de l’ADN étaient réparées dans les cellules souches grâce à trois mécanismes différents aux appellations que seul un spécialiste pourrait connaître : “recombinaisons homologues”, “ponts intercaténaires” et “jonction d’extrémités homologues”.

Cependant, bien que ces mécanismes soient plutôt performants, ceux-ci ne sont malheureusement pas suffisants pour endiguer toutes les mutations, surtout que toutes les réparations ne sont pas parfaites.

Sources : Science & VieGenetic Engineering & Biotechnology News

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