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Les kiwis seraient-ils entrain de perdre la vue ?

Crédit : iStock

Le kiwi austral est un oiseau de la taille d’une poule qui a la particularité de sortir la nuit et de se cacher le jour. Symbole emblématique de la Nouvelle-Zélande, il a une vue assez médiocre qui semble se détériorer de jour en jour ! La découverte par des chercheurs de plusieurs kiwis aveugles, mais en parfaite santé ouvre le débat : les kiwis seraient-ils en phase de perdre la vue ? 

Les problèmes de vues ne semblent pas toucher que l’homme. Le kiwi austral semble aussi y être sujet ! C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par l’Université Davis (Californie) sur près de 160 kiwis issus de la forêt Okarito, dans le sud de la Nouvelle-Zélande. Parmi la population, un tiers avait des troubles de la vue. Les chercheurs ont même découvert trois kiwis totalement aveugles.
Ce ne sont pas les premières espèces à arborer une cécité. À cause d’un environnement insalubre, les taupes et certains poissons vivant dans des grottes souterraines ont perdu la vue au cours de leur évolution. Ils ont développé d’autres sens qui leur permettent de pallier ce qui nous parait être un déficit.

Crédit : NewScientist /YouTube

La perte de la vue chez les kiwis s’expliquerait par leur environnement et leur mode de vie. En effet, ces oiseaux sortent de nuit et n’ont pas la nécessité directe de se localiser. Ils ont peu de prédateurs hormis certaines espèces récemment introduites telles que l’hermine et leur habitat est riche en ressources. Leur vue n’est pas nécessaire à leur survie, ils trouvent de quoi survivre notamment grâce à un sens de l’odorat très développé !

Les scientifiques y trouvent aussi une cause génétique. D’après eux, le gène Sonic hedgehog serait incriminé dans ces troubles visuels. En améliorant le sens du toucher et de l’odorat, il aurait le désavantage de provoquer la dégénérescence des globes oculaires.
Le kiwi est une espèce qui permettrait de nouvelles découvertes sur l’évolution du système visuel. De nouvelles recherches sont à établir, mais le temps presse : l’espèce, actuellement en voie d’extinction, ne comptabilise plus que 400 individus en milieu naturel.

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