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Notre cousin néandertalien avait lui aussi un sens esthétique !

Une étude menée par une équipe de chercheurs français montre que l’Homme de Néandertal possédait un sens esthétique et peut-être symbolique. Voilà qui nous rapproche un peu plus de ce proche cousin disparu il y a 38 000 ans.

Dans la revue Plos One, une équipe de chercheurs français menée par Francesco d’Errico, un paléontologue de l’Université de Bordeaux, publie les résultats de ses travaux qui attribuent un sens de l’esthétique à l’Homme de Néandertal. Cette conclusion est tirée de l’analyse d’un fragment d’os de corbeau vieux de 40 000 ans.

Mis au jour sur un site archéologique de Crimée, en Ukraine, ce fragment de 1,5 cm de long présente huit entailles régulières faites avec un silex. Une analyse au microscope a permis de déterminer que l’auteur de ces entailles en avait préalablement réalisé six avant de réaliser qu’il avait laissé trop d’espaces entre certaines, lesquels ont été comblés par deux autres entailles de manière à ce que la distance entre toutes soit égale.

Pour poursuivre leurs travaux, les chercheurs ont demandé à des volontaires de procéder à la même chose, à savoir faire huit entailles équidistantes sur des os de dinde de la même taille. Résultat, ces volontaires ont espacé et creusé les huit entailles exactement de la même manière que l’Homme de Néandertal.

« On a pu ainsi démontrer que le Néandertalien a bien fait des entailles avec l’intention de créer un motif harmonieux visuellement et peut-être symbolique. Il y avait au moins un but esthétique derrière ces marques en raison de leur régularité et du fait de produire cette régularité de façon délibérée (…), qui a d’ailleurs nécessité une certaine expertise », explique Francesco d’Errico. Cette conclusion vient confirmer les théories de nombreux chercheurs après la découverte de nombreux ossements d’oiseaux portant des marques régulières sur plusieurs sites néandertaliens en Europe.

« Cette recherche est la première à produire une indication directe confortant l’hypothèse d’une intention symbolique dans ces modifications volontaires d’un os d’oiseau (…), ce qui est une avancée », poursuit le paléontologue. « Il s’agissait peut-être de marques de propriété de l’objet, qui dans ce cas symbolisaient la personne le possédant ».

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