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L’épilation totale et répétée du maillot ? Peut-être pas une bonne idée selon une étude

Crédits : Wikimedia Commons

Une étude récente publiée dans la revue Sexually Transmitted Infections suggère que l’épilation des poils pubiens est associée à un risque plus élevé de transmission d’infections sexuellement transmissibles (IST). Le risque augmenterait encore plus chez les adeptes des épilations intégrales et très fréquentes.

Nous savons que les rapports non protégés favorisent la transmission des infections sexuellement transmissibles, mais existe-t-il d’autres facteurs ? Des chercheurs de l’université de Californie (Etats-Unis) se sont penchés – façon de parler – sur l’épilation des poils pubiens, la pratique étant de plus en plus associée à des critères de propreté/attractivité. Munis d’un panel de 7580 adultes américains composé à 56 % d’hommes, les chercheurs ont pu récolter certaines données, parmi lesquelles la fréquence et l’intensité de leur épilation (totale ou partielle).

Pour leur étude, les chercheurs ont considéré comme “épilateurs extrêmes” celles et ceux qui faisaient des épilations intégrales des poils pubiens au moins 11 fois par an et comme épilateurs “très fréquents” celles et ceux qui s’épilaient quotidiennement ou toutes les semaines. L’étude a tout d’abord révélé que plus de femmes (84 %) que d’hommes (66 %) s’étaient déjà épilé les poils pubiens. Parmi ces personnes, 17 % étaient des épilateurs dits “extrêmes” et 22 % des épilateurs “très fréquents”. Dans l’ensemble, les personnes qui s’épilaient étaient plus jeunes, plus actives sexuellement et avaient eu plus de partenaires sexuels dans l’année ou au cours de leur vie. Le nombre de partenaires des épilateurs extrêmes était le plus élevé.

Au total, ce sont 13 % des participants, soit 943 personnes, qui ont déclaré avoir déjà contracté une IST (herpès, HPV, syphilis, molluscum, gonorrhée, chlamydia, HIV). Dans l’ensemble, le fait de s’épiler était associé à une augmentation de 80 % du risque du fait de comportements plus à risque. L’intensité et la fréquence des épilations jouaient également un rôle : chez les épilateurs extrêmes ou très fréquents, leur pratique de l’épilation était associée à un risque multiplié par un facteur 3,5 à 4, en particulier pour des infections qui se font par contact de la peau (herpès, HPV). En effet, les épilations successives provoquent irritations et microcoupures qui favoriseraient la prolifération des bactéries, notamment dans cet environnement chaud et humide.

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