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1000 salariés de Google demandent à leur direction d’atteindre la neutralité carbone !

Crédits : Wikipedia

Plus d’un millier de salariés de Google estiment que leur direction peut faire davantage pour l’environnement. L’objectif ? Atteindre la neutralité carbone d’ici 2030 ! Les salariés ont signé une lettre listant les différentes requêtes destinées à leurs dirigeants.

Objectif neutralité carbone

Comme l’explique The Verge dans un article du 4 novembre 2019, un millier de salariés de Google ont signé une lettre destinée à Ruth Porat, leur directeur financier. Il s’avère que les employés réclament davantage d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Depuis 2007, Google compense ses émissions de gaz à effet de serre et depuis 2017, lance des appels d’offres pour acheter de l’énergie renouvelable. Visiblement, cela n’est pas suffisant pour ses employés dans le cadre de l’objectif neutralité carbone d’ici 2030.

La lettre en question demande à la direction de mettre fin à certains contrats jugés anti-écologiques. Autrement dit, les accords passés avec les compagnies pétrolières doivent cesser. Surtout, il a été demandé que Google ne finance plus les lobbyistes, politiciens et autres groupes de réflexion entravant les actions luttant contre le dérèglement climatique.

Les employés désirent notamment que leur Google abandonne ses contrats avec les compagnies pétrolières !
Crédits : drpepperscott230/Pixabay

Plus d’éthique

Le fait est que dans leurs demandes, les employés de Google ont franchi une étape importante. En effet, les intéressés disent ne pas vouloir que Google participe à « l’incarcération, la surveillance, le déplacement ou l’oppression » de réfugiés ou autres communautés touchées par le réchauffement climatique.

En août 2019, Google avait signé un contrat avec le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis. Ceci avait déjà engendré la mobilisation de ses employés. En effet, une pétition avait circulé, exigeant que « le secteur de la technologie refuse de fournir l’infrastructure nécessaire aux atrocités de masse ».

Effectivement, les projecteurs avaient été braqués sur la récente migration de nombreuses personnes en provenance d’Amérique Centrale. Or, ces réfugiés fuyaient une sécheresse persistante aggravée par le changement climatique. La séparation des familles, les conditions dans les centres de détention avaient été jugées immorales. Surtout, des enfants avaient trouvé la mort sous la garde des douaniers et de la Protection des frontières.

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