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Pourquoi les villes ont tout intérêt à se couvrir de toitures végétalisées

Crédits : Alyson Hurt / Flickr

Quelques études récentes confortent l’idée qu’il faudrait considérer les toitures végétalisées comme quelque chose de bénéfique, autant pour les personnes que pour l’environnement, surtout en ville.

Les toitures végétalisées, l’idée fait son chemin ! En effet, une centaine d’hectares de toitures et de façades seront végétalisées d’ici 2020 à Paris. La capitale pourrait devenir une ville capable de promouvoir la biodiversité au milieu citadin en soutenant des projets d’agriculture et de végétalisation urbaine avec l’appui des collectivités locales. Par ailleurs, il faut savoir qu’en Allemagne, pas moins de 10% des nouvelles constructions ont leur toiture végétalisée.

La recherche permet de comprendre de plus en plus l’intérêt de ces toitures végétalisées. Ces dernières peuvent être déclinées en plusieurs sortes en fonction du substrat et de la manière de gérer la parcelle. Trois catégories existent : extensif, semi-extensif et intensif. Ainsi, une toiture végétalisée peut se réaliser sur 4 à 15 cm de substrat avec des plantes peu exigeantes ou encore sur plus de 30 cm de substrat pour aménager un véritable potager et planter quelques arbres. Par ailleurs, plus le système est « épais » et plus il faudra de temps et d’argent pour l’entretenir et en récolter les fruits.

La sélection des espèces peut être un facteur de biodiversité en ville, comme l’indique l’étude Grooves sur 31 toits de Paris. Les chercheurs auraient identifié près de deux cents espèces végétales. Également, 300 espèces animales ont été observées (250 espèces insectes), dont les précieuses abeilles.

Suivant les villes, les toits représentent entre 15 et 30 % de la surface horizontale. Développer les potages urbains apparaît comme étant une idée lumineuse, comme l’explique une étude menée sur les toits de l’école AgroParisTech. Effectivement, développer une agriculture vivrière à proximité des habitants représente un certain idéal.

Les toitures végétalisées ont également l’intérêt de ralentir les eaux de pluie dans leur course vers les systèmes d’évacuation. Cette notion devrait être prise en compte par certaines villes exposées aux inondations, comme l’indique les chercheurs du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).

Nous le savons, les bâtiments anciens dans nos villes ont une mauvaise isolation (thermique et acoustique). L’isolation thermique étant la plus importante, évoquons le fait qu’une étude américaine détaillée dans un rapport d’une trentaine de pages a affirmé qu’un toit végétalisé permettait de rafraîchir les bâtiments en été (avec 30°C d’écart de température) et éviter les pertes de chaleur en hiver.

Sources : We DemainSeLoger.com