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Un français développe des bouteilles 100% végétales fabriquées à partir de déchets

Crédits : AFP/XAVIER LEOTY

À 41 ans, Nicolas Moufflet a fondé la société Lyspackaging, en Charente-Maritime, qui fabrique des bouteilles 100 % végétales, intégralement fabriquées à partir de déchets et donc biodégradables. 

C’est à partir de bagasse, un résidu fibreux issu de la production de sucre à partir de la canne, que Nicolas Moufflet, 41 ans, fabrique sa « veganbottle » biodégradable, après plus d’un an de recherches technologiques pour parvenir à transformer cette fibre en granulés. Ceux-ci composent la « préforme », sorte d’éprouvette qui est ensuite chauffée et soufflée pour devenir une bouteille transparente.

C’est à Chaniers, en Charente-Maritime, que Nicolas Moufflet a installé Lyspackaging, son entreprise qui fabrique et commercialise ces bouteilles 100 % végétales. Si d’autres ont tenté le bioplastique, c’est souvent à partir de maïs. « Le maïs est un aliment, en plus, il consomme beaucoup d’eau. Moi je ne voulais utiliser que des déchets de production », explique Nicolas Moufflet, relayé par Sciences et avenir.

Ancien dessinateur industriel pour un producteur de bouteilles, l’homme a profité d’un licenciement économique en 2015 pour fonder Lyspackaging, société avec laquelle il fabrique d’abord des bouteilles en plastique PET (polyéthylène téréphtalate) classique. Celles-ci représentent encore aujourd’hui 80 % de son chiffre d’affaires mais Nicolas Moufflet compte « inverser ce ratio dès l’année prochaine » avec sa bouteille 100 % végétale.

Il s’est récemment heurté à un problème d’ordre marketing. « Une bouteille transparente 100 % végétale ne se différencie pas d’une autre à base de pétrole. “Pour qu’un bioplastique se distingue, il faut qu’il soit visible d’un seul coup d’œil, pour le consommateur comme pour le producteur” explique-t-il. Pour contrer cet obstacle, il incorpore dans ses bouteilles d’autres résidus naturels réduits en poudre, comme les noyaux d’olive pour obtenir du beige, les coquilles de moules pour du noir, mais aussi coquilles d’huîtres, bois, pépins de raisin, blé, etc…. Ainsi, la start-up est capable de proposer des bouteilles aux couleurs personnalisées à ses clients et clients potentiels.