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Découverte des restes de l’un des prédateurs volants les plus grands ayant jamais existé

Crédits : Pixabay

Les restes d’un ancien prédateur volant qui régnait sur le ciel il y a environ 70 millions d’années ont récemment été découverts en Mongolie. Si l’espèce n’est pas encore clairement identifiée, il pourrait s’agir de l’un des plus grands ptérosaures n’ayant jamais existé.

Difficile encore aujourd’hui de dire quel ptérosaure était le plus grand, étant donné le caractère très fragmentaire des fossiles découverts à ce jour. Celui-ci ne déroge pas à la règle. Une récente étude publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology détaille en effet la découverte, dans la partie mongole du désert de Gobi, de fragments de vertèbres cervicales (os du cou) fossilisés appartenant à un ptérosaure ayant vraisemblablement vécu il y a 70 millions d’années. L’espèce n’a pour l’heure pas encore été identifiée, mais les paléontologues s’accordent au moins sur une chose : ce fut l’un des plus gros jamais découverts.

« J’ai tout de suite reconnu que c’était peut-être un ptérosaure et j’ai été étonné de sa taille gigantesque, a notamment déclaré le paléontologue Takanobu Tsuihiji, de l’Université de Tokyo, interrogé par le National Geographic. Nous sommes tout de suite retournés sur le site et avons découvert le reste du spécimen ». Imaginez alors un animal d’environ 11 mètres d’envergure, une taille comparable (en moyenne) à celle de deux autres espèces connues, Quetzalcoatlus et Hatzegopteryx. Toutefois, bien qu’imposant, il n’aurait pas été le plus grand – selon certains fossiles, Quetzalcoatlus aurait affiché une envergure de près de 15 mètres (plus grand qu’une girafe adulte).

La découverte est néanmoins importante, intrigante et révélatrice, puisque, pour une raison que les chercheurs ignorent encore, « les os de sa nuque découverts étaient étrangement bien plus larges que ceux des autres espèces ». De même, si le désert de Gobi a donné lieu à de nombreuses découvertes de dinosaures remontant à environ 70 millions d’années, la découverte d’un ptérosaure est ici inédite, et pourrait nous en apprendre davantage sur la répartition à grande échelle de ces anciens prédateurs aériens à la fin du Crétacé.

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