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Un nouveau sanctuaire marin va être créé en Antarctique

Crédits : PxHere

La France collabore avec l’Australie pour mener à bien un projet de sanctuaire marin en Antarctique. L’accord, dont le but est de protéger la faune et la flore du continent, devrait être bientôt finalisé.

Actuellement, les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) sont réunis jusqu’au 27 octobre à Hobart, capitale de la Tasmanie (Australie). Pendant ce temps, le sommet annuel entre la France et l’Australie a été source de relance concernant les négociations portant sur le fameux projet de sanctuaire marin en Antarctique.

Selon l’infographie produite par l’AFP et visible ci-dessous, les deux pays proposent trois lieux différents afin de mettre en place ce sanctuaire.

Crédits : AFP

Il s’agit plus précisément de déterminer une Aire marine protégée (AMP) proche du continent Antarctique. Selon la définition de la CCAMLR, il s’agit d’une « zone marine dans laquelle les ressources naturelles font l’objet d’une protection totale ou partielle » au sein de laquelle « certaines activités sont limitées, voire interdites, pour répondre à des objectifs spécifiques de conservation, de protection de l’habitat, de suivi de l’écosystème ou de gestion des pêcheries. »

Ce projet de sanctuaire vise à protéger des écosystèmes très riches et exceptionnels où se trouvent plus de 10 000 espèces uniques. Bien que de par leur localisation, ces espèces soient assez préservées des activités humaines, la menace que représente le développement humain dans cette zone (incarné par la pêche et la navigation) pose inévitablement la question de leur protection.

Ce projet a été évoqué pour la première fois en 2009, mais sa mise en place a rencontré de nombreux obstacles principalement dus aux blocages de la Chine et de la Russie sur la question des droits de pêche. Il faut également savoir que l’Allemagne porte également un projet d’AMP comme c’est le cas d’une collaboration entre l’Argentine et le Chili.

Sources : Le PointSciences et Avenir