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Sur Titan, la lune de Saturne, vous auriez bien du mal à faire du surf !

Crédit : NASA/JPL-Caltech/SSI

Du surf sur Titan ? Impossible. De nouvelles recherches ont révélé que la plupart des vagues sur les lacs de Titan ne dépassent pas un centimètre de hauteur. C’est une bonne nouvelle pour d’éventuelles futures sondes qui pourraient évoluer sur place.

Si vous deviez envoyer une sonde sur un lac, le mieux serait de pouvoir évoluer dans un environnement serein, calme, sans vague ni vent. En ce sens, Titan, la lune de Saturne, serait l’endroit idéal. Une étude menée par le géophysicien Cyril Grima, de l’Université de Texas (UTIG), suggère en effet que sur la lune les vagues d’hydrocarbures sont quasi inexistantes et les vents très faibles. L’environnement idéal pour de futures explorations.

Titan, le plus grand satellite de la planète Saturne, se distingue par ses mers, ses lacs et ses rivières. Rien à voir cependant avec notre bonne vieille Terre. La mission Cassini lancée en 2004 a en effet permis la découverte de lacs d’hydrocarbures liquides dans les régions polaires du satellite, principalement du méthane et de l’éthane qui tombent du ciel sous forme de pluie. En dehors de ces lacs, Titan est principalement composé de roche et d’eau gelée, mais les chercheurs soupçonnent la présence d’un océan d’eau liquide sous la surface. Son atmosphère très dense se compose également d’ingrédients qui pourraient se transformer en molécules plus complexes pour finalement conduire à la vie.

Crédit : NASA/JPL-Caltech/SSI

C’est pourquoi à l’instar d’Encelade ou Europe, la lune de Jupiter, Titan est un sujet d’étude passionnant pour les exobiologistes. Inspirés d’une technique de reconnaissance radar utilisée pour mesurer la densité de neige et sa rugosité sur la surface en Antarctique, ainsi que pour étudier les futurs sites d’atterrissage du Mars Lander InSight de la NASA, les chercheurs ont analysé les surfaces de plusieurs grands lacs dont les baptisés Kraken Mare, Ligeia Mare et Punga Mare. Kraken Mare, le plus grand des trois, serait plus grand que la mer Caspienne. En analysant les données radar recueillies par Cassini, Grima et son équipe ont constaté que les vagues à travers ces lacs étaient minuscules, n’atteignant qu’un centimètre de haut et se propageant sur vingt centimètres de long.

Toute information sur le climat de Titan sera essentielle pour l’envoi en toute sécurité d’une éventuelle future sonde à la surface. Bien qu’il n’y ait pas à ce jour de plans formels pour une mission prévus, Grima et ses collègues assurent de leur côté que si une sonde était amenée à amerrir sur un lac de Titan, il y a de grandes chances pour que l’amerrissage se fasse tout en douceur.

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