Règles : Le trouble dysphorique prémenstruel aurait une origine génétique

Les perturbations de l’humeur avant les règles ont une origine génétique. Une récente étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry suggère qu’un complexe de 13 gènes est influencé par...

Les perturbations de l’humeur avant les règles ont une origine génétique. Une récente étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry suggère qu’un complexe de 13 gènes est influencé par les variations hormonales.

Les femmes sont souvent moquées de leur mauvaise humeur « à ce moment-là du mois » et pourtant les semaines qui précèdent les règles sont un cap difficile pour de nombreuses femmes. Tristesse, irritabilité extrême, anxiété, ballonnements et parfois dépression, 3 à 6 % d’entre elles souffrent d’un trouble dysphorique prémenstruel, une forme sévère du syndrome prémenstruel. Une étude suggère aujourd’hui que ces perturbations ont une origine génétique : cette pathologie serait à 56 % héréditaire. L’expression de certains gènes serait perturbée entre l’ovulation et les menstruations, se traduisant par un enchaînement de mécanismes moléculaires erronés qui provoquent les symptômes.

Pour comprendre ce qui se passait, les chercheurs ont prélevé les globules blancs de femmes présentant le trouble dysphorique prémenstruel et d’autres qui n’en souffraient pas. Au total, 67 participantes ont été recrutées. Ils ont ensuite étudié la façon dont les gènes présents dans ces globules blancs s’expriment en fonction des variations hormonales et se sont alors intéressés à un complexe de 13 gènes dont l’activité est interdépendante. Il semble aujourd’hui évident que des mutations dans ce complexe de gènes soient bien la cause de la plupart des symptômes d’humeur intenses vécus par les femmes souffrantes de TDP : « Ces travaux montrent que les femmes qui souffrent de TDP ont une différence intrinsèque sur le plan moléculaire concernant la réponse aux hormones sexuelles. Ce n’est donc pas que des comportements émotionnels qu’elles peuvent contrôler volontairement » , explique Peter Schmidt, National Institute of Mental Health.

Notons que jusqu’à présent, personne n’avait été en mesure de comprendre véritablement la cause de cette sensibilité extrême, mais grâce à cette étude, nous pourrions enfin être en mesure de trouver des traitements efficaces. Actuellement, les femmes ont en effet peu d’options autres que de prendre des analgésiques pour combattre ces troubles extrêmes pour « remonter le moral » et « reprendre le dessus ».

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