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Le goût du risque est défini par la quantité de matière grise

La prise de risque diminue avec l’âge, mais cela n’aurait aucun rapport avec la sagesse. Une étude publiée très récemment assure qu’il s’agit d’une diminution qui intervient suite à une modification de l’anatomie du système nerveux.

Lorsque l’on prend de l’âge, nous avons beaucoup moins le gout du risque qui caractérise généralement la jeunesse. Nous imputons habituellement cette diminution à la sagesse que l’on acquiert lorsque l’on vieillit. Cependant, une étude parue dans la revue scientifique Nature Communications le 13 décembre 2016 tend à affirmer tout autre chose.

Les chercheurs en neurologie de l’Université de Yale (États-Unis) ont observé chez de jeunes patients une zone spécifique du cerveau : le cortex pariétal postérieur. Ils ont découvert que lorsque la quantité de matière grise est importante dans cette zone, le goût du risque est plus prononcé chez l’individu.

Or, le vieillissement se traduit entre autres par une diminution de la matière grise contenue dans le cortex pariétal postérieur, ce qui expliquerait donc une diminution de la volonté de prendre des risques chez les personnes prenant de l’âge.

L’étude a été basée sur des tests psychologiques dont la méthodologie est la suivante : 52 adultes âgés de 18 à 88 ans ont été amenés à faire des choix impliquant une possible prise de risque. Il leur a été demandé de choisir entre une solution permettant de gagner 5 dollars assurément ou de désigner une option permettant de gagner plus, mais plus incertaine.

La préférence pour le gain assuré augmenterait avec l’âge d’après les résultats des tests et après l’intégration de ces données dans un modèle mathématique, la variable expliquant ce changement n’était pas l’âge, mais bel et bien la quantité de matière grise dans le cortex pariétal postérieur. Les scientifiques estiment qu’il est nécessaire de continuer les recherches afin de mieux comprendre ce phénomène et de définir plus précisément les changements qui se produisent au niveau du système nerveux.

Sources : Le NouvellisteLa Dépêche