Le fossile d’une ancienne chimère met en lumière les origines des vertébrés à mâchoires – y compris les humains

Un fossile de crâne vieux de 280 millions d’années lève le voile sur l’origine de la chimère moderne appelée aussi « requin-fantôme » et plus généralement sur les origines des vertébrés...

Un fossile de crâne vieux de 280 millions d’années lève le voile sur l’origine de la chimère moderne appelée aussi « requin-fantôme » et plus généralement sur les origines des vertébrés à mâchoires — y compris les humains.

L’Institut de recherche de l’aquarium de Monterey Bay publiait en 2009 ces images exceptionnelles : une « chimère » filmée pour la toute première fois dans les abysses. L’espèce appartient à la famille des chimaeriformes également appelés « requins-fantômes ». Il s’agit en fait d’un lointain cousin des squales et des raies vivant dans les abysses des océans qui ont évolué différemment il y a entre 250 et 300 millions d’années. Néanmoins, on n’en sait peu sur les chimères. Les scientifiques ne sont pas sûrs de ce qu’elles mangent, de leur durée de vie ou encore de leur taux de reproduction. Sur la base de chimères échouées ou capturées comme prises accessoires, les chercheurs savent que ces poissons ont un squelette cartilagineux à l’instar des requins et des raies, mais au-delà de ça, les origines évolutives restent un vrai mystère.

Le fossile d’un collectionneur amateur découvert en 1980 et conservé depuis au Musée sud-africain du Cap nous permet d’en apprendre davantage. Le crâne fossilisé d’un ancien poisson joliment nommé Dwykaselachus oosthuizeni a en effet révélé un nombre surprenant de similitudes avec les chimères modernes qui peuplent les fonds des océans. Si l’extérieur du crâne ressemble à celui des requins préhistoriques appelés symmoriiforms, des scans en haute définition ont révélé des structures internes ressemblant à celle des chimères modernes tels que les nerfs crâniens, les narines ou encore l’oreille interne plaçant ainsi la créature à un moment crucial de l’histoire de l’évolution.

De tous les vertébrés vivant avec des mâchoires, les chimères semblent offrir la meilleure promesse de trouver un jour une archive d’informations sur les conditions proches du dernier ancêtre commun de l’homme et du grand requin blanc. A la fin de la période du Dévonien, il y a environ 360 millions d’années, il y eut une grande extinction des animaux vertébrés conduisant ainsi à l’explosion des poissons cartilagineux dont bon nombre étaient des chimères et non pas des requins, beaucoup plus communs aujourd’hui.

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