in

Trump détruit des sites sacrés indiens pour construire son mur

Crédits : PxHere

L’actuel président des États-Unis semble ne reculer devant rien pour construire son mur tant décrié à la frontière avec le Mexique. Dernière preuve en date de cette détermination, l’administration a autorisé les équipes sur place à détruire à la dynamite des sites sacrés indiens.

Une zone protégée

Comme chacun sait, Donald Trump désire construire un mur sur la frontière avec le Mexique, promesse phare de sa campagne électorale de 2016. Le ministère de la Défense a alloué pas moins de 10 milliards de dollars pour ce projet de mur frontalier l’an dernier. Une récente annonce du Pentagone évoquait le déblocage de 3,8 milliards supplémentaires.

Ouvert en 1937, l’Organ Pipe Cactus National Monument situé dans l’Arizona (États-Unis) est un monument national. Il s’agit également d’une réserve de biosphère reconnue par l’UNESCO depuis 1976. Cette zone couvrant une superficie de presque 1 350 km² jouxte la frontière et abrite notamment des sites sacrés indiens. Or, ces sites se trouvant dans un lieu nommé Monument Hill sont actuellement détruits par les équipes de construction du mur.

Des sites historiques détruits

Comme l’explique le Washington Post dans un article publié le 10 février 2020, des lieux de sépulture de la tribu Tohono O’odham sont dynamités. Il s’agit d’explosions autorisées par le ministère de la Défense qui parle de “dynamitage contrôlé est ciblé”. L’objectif ? Faire place nette à la construction du mur qui devrait traverser la zone protégée sur environ soixante-dix kilomètres.

Le National Park Service responsable de la gestion des parcs et monuments nationaux aux États-Unis s’est exprimé sur le sujet. Pas moins de 22 sites historiques de Monument Hill sont menacés par la construction du mur. Comme le confirme CBS News, des archéologues ont fait des découvertes d’artefacts datant de plus de 10 000 ans avant le début des travaux !

reserve indiens arizona
L’Organ Pipe Cactus National Monument abrite de nombreux sites indiens sacrés
Crédits : National Park Service

Quand l’administration Trump contourne la loi

Donald Trump devrait malheureusement poursuivre son projet sans problème. En effet, la notion de terrain publique et de terrain privé prime sur pratiquement tout aux États-Unis. Par exemple, au Texas, les travaux prennent du retard en raison de la présence de nombreux terrains privés. En Arizona, c’est beaucoup moins le cas et un lieu comme Monument Hill se trouve justement sur des terres publiques.

Par ailleurs, il faut tout de même savoir que des mesures spéciales protègent la réserve naturelle et les sites sacrés. Néanmoins, l’administration Trump parvient à contourner cet obstacle grâce au REAL ID acte de 2005. Il s’agit d’une loi permettant au gouvernement fédéral d’ignorer certaines lois dans l’intérêt de la sécurité nationale.

Articles liés :

Une start-up a reproduit le mur de Berlin en réalité virtuelle

Italie : le “petit mur de la honte”

La preuve que les animaux sauvages se moquent bien du concept de frontière !