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La Chine veut clairement participer à la conquête de Mars !

Crédits : Pixabay

Pour la toute première fois, la Chine a dévoilé publiquement un plan dont le but ultime est d’envoyer des humains sur Mars. Comment compte-t-elle s’y prendre ?

La Chine sur Mars

La NASA et même SpaceX ont assez clairement expliqué – et à maintes reprises – la façon dont les astronautes allaient atteindre Mars. La Chine avait déjà évoqué ce genre d’ambitions, notamment en mars 2019 avec l’annonce de l’envoi d’une sonde vers la planète rouge en 2020. À ce moment-là, il avait été dit que le pays prévoyait plusieurs autres missions dans l’espace lointain avant 2030, dont une visant à explorer les lunes de Jupiter.

La China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC) s’est exprimée dans un communiqué relayé dans le média local China Daily le 5 novembre 2019. Ainsi, il semble qu’avant Mars, la Chine viserait la Lune. Au passage, rappelons qu’il s’agit de la toute première fois que la Chine s’exprime clairement sur ses intentions.

Une immigration interplanétaire envisagée

Actuellement, les scientifiques chinois préparent les premières missions lunaires, dont le but est d’établir plusieurs bases. Il s’agit là de “jeter” les bases scientifiques et technologiques des futures missions humaines sur Mars. Il est question d’opérations scientifiques visant notamment à définir un type d’habitat idéal et à acquérir de l’expérience en vue des missions plus lointaines. Par l’intermédiaire du chercheur Pang Zhihao, la CASC a évoqué le pendant scientifique des missions martiennes, à savoir la recherche de traces de vie. Ceci pourrait permettre d’en savoir davantage sur l’origine de notre propre planète. Toutefois, la déclaration en question va beaucoup plus loin.

En effet, le chercheur a indiqué que si les premières missions non habitées allaient permettre de trouver de l’eau sur Mars sous n’importe quelle forme, des taïkonautes pourraient être envoyés à leur tour. L’objectif ? Étudier la faisabilité d’une immigration interplanétaire à grande échelle en cas de catastrophe généralisée sur Terre.

Même la fusée Long March 9 ne devrait pas suffire selon les chercheurs chinois !
Crédits : Wikipédia

Faire face à de nombreuses contraintes

Il faut savoir que les chercheurs chinois restent conscients qu’il leur faudra surmonter de nombreuses difficultés. Ils ont notamment rappelé la distance séparant Mars et notre planète : 55 millions de kilomètres. Ainsi, afin d’assurer un aller-retour d’une durée de 500 jours, il faudra que le vaisseau affiche une vitesse de 11,2 km par seconde. Pang Zhihao a évoqué une « fusée super puissante » qui devra comporter un étage supplémentaire permettant au total six manœuvres orbitales. La capacité de transport a aussi été évoquée et cela semble négatif.

Finalement, Pang Zhihao a estimé que même la fusée chinoise Long March 9 ne sera pas assez puissante pour assurer de telles missions. Or, celle-ci actuellement en développement est présentée par la CASC comme le lanceur le plus puissant au monde ! Au passage, le scientifique a glissé que le développement d’une fusée à propulsion nucléaire (ou autre moyen révolutionnaire) permettrait de réduire considérablement le temps de voyage.

D’autres problèmes ont été listés, concernant notamment les perturbations des communications à une telle distance, mais aussi les sources d’énergie qui devront soutenir les opérations menées sur place. Par ailleurs, la santé humaine a été évoquée, concernant la diminution de la densité minérale osseuse, les effets des radiations cosmiques sur le cerveau et la santé psychologique.

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