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À quoi serviront les caméras intelligentes du prochain concert-test à l’Accor Arena ?

Crédits : Wallpaper Flare

Dans quelques jours, un concert expérimental se produira à l’Accor Arena, dont le but est de mesurer les risques de contamination lors de tels évènements. Le lieu sera doté de caméras intelligentes, autrement dit boosté à l’intelligence artificielle. Celles-ci vont évaluer le respect du protocole sanitaire, dont l’indispensable port du masque.

Des caméras à l’IA

En décembre 2020, la salle Apolo de Barcelone (Espagne) avait accueilli un concert-test regroupant plus de 450 personnes. Les participants avaient suivi un protocole sanitaire très strict et avaient fait l’objet d’un suivi. En mars 2021, le Ziggo Dom d’Amsterdam (Pays-Bas) avait fait de même, cette fois avec environ 1 300 personnes. Dans un communiqué, les Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont évoqué le concert qui se déroulera à l’Accor Arena de Paris (voir image ci-après) le 29 mai 2021. Là encore, il s’agit d’un concert-test à la différence que celui-ci réunira pas moins de 5 000 personnes désirant voir le groupe Indochine sur scène. Tout comme les concerts ayant eu lieu en Espagne et aux Pays-Bas, il est ici question d’un protocole sanitaire strict.

AccorHotels_Arena_Bercy,Paris
Crédits : Guilhem Vellut/Wikipedia

En revanche, un véritable dispositif technologique sera déployé, à savoir des caméras intelligentes. Mises au point par la société française Datakalab, ces caméras où plutôt l’intelligence artificielle qui y a recours aura pour but de vérifier si les participants portent bien le masque. Rappelons au passage qu’avant la fin du premier confinement en mai 2020, la ville de Cannes avait fait appel à cette société afin de repérer les personnes ne portant pas de masque dans l’espace public.

Vérifier le port du masque, mais pas seulement

Que les participants au concert d’Indochine se rassurent, Datakalab affirme qu’il ne s’agit pas de reconnaissance faciale à proprement parler. Par ailleurs, la société ne gardera aucune image et anonymisera le flux vidéo. S’il n’est pas question d’identifier les personnes, il s’agit toutefois d’obtenir des données précises, objectives et en temps réel concernant le taux de personnes portant correctement leur masque durant toute la durée du concert. Les responsables du projet ont défini trois catégories concernant le port du masque : bien porté, mal porté et absence de masque.

Un mot sur l’étude des Hôpitaux de Paris, qui n’est autre qu’un essai clinique randomisé. Il s’agira de comparer le risque de contamination entre deux groupes de personnes, répartis de manière aléatoire, à savoir un groupe “expérimental” de 5 000 personnes qui assistera au concert et un groupe “contrôle” de 2 500 personnes qui n’y assistera pas.

Il faut savoir que l’étude concerne surtout le dépistage systématique du SARS COV-2 dans les trois jours au maximum avant un évènement. L’expérience permettra de vérifier si ce dépistage permet de contrôler le risque de transmission ainsi  que la génération de foyers épidémiques dans le cadre de ce genre de manifestation.