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La métacognition ou l’art de “penser à ses propres pensées”

Crédits : metamorworks / iStock

Concrètement, la métacognition consiste à avoir une activité mentale sur ses propres processus mentaux. Si l’on réduit souvent cette aptitude au fait de “penser à ses propres pensées”, il s’agit là d’un superbe moyen de développement personnel.

Travailler sur ses propres facultés cognitives

Le terme “métacognition” comporte le préfixe “méta” (sur ou à propos) et le mot “cognition”. Ce dernier concerne les processus mentaux permettant de distinguer l’humain des autres espèces animales – principalement l’intelligence et le savoir. Ainsi, la cognition donne les moyens de raisonner, de mémoriser, d’apprendre, et bien sûr de s’exprimer. Lorsque l’on parle de métacognition, il est alors question de devenir capable de reconnaître les processus cognitifs. Cette faculté est très intéressante puisqu’elle permet d’améliorer la qualité de l’apprentissage et de la transmission du savoir.

John Flavell est un psychologue du développement spécialisé dans le développement cognitif des enfants. Dans les années 1970, l’intéressé popularise la notion de métacognition. Néanmoins, ses origines remonteraient à la Grèce Antique et au célèbre philosophe Aristote. Ces dernières années, le domaine du développement personnel a pris une ampleur inégalée, si bien que certains coachs sont suivis par des millions d’adeptes. Pourtant, ces personnes n’auraient pas vraiment besoin de ce genre d’enseignement en décidant d’utiliser la métacognition. Il est simplement question d’apprendre à penser à ses propres pensées.

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Crédits : GaudiLab/ iStock

Identifier ses forces et ses faiblesses

On identifie la métacognition comme un outil de développement personnel reposant sur trois points. Le premier est la connaissance métacognitive, se caractérisant par la confiance en ses propres facultés d’apprentissage. Ceci donne ensuite la possibilité de réfléchir à des stratégies (ou méthodes) pour optimiser l’apprentissage. Ensuite vient l’expérience métacognitive, dont le but est de percevoir les émotions et autres impressions afin d’évaluer la progression de l’apprentissage. Il s’agit d’un moyen d’évaluer la difficulté d’apprentissage concernant telle ou telle nouvelle chose. Citons également les stratégies métacognitives, donnant la possibilité d’évaluer ses propres progrès concernant l’apprentissage. Principalement, il est question de mieux gérer le travail de réflexion en prenant des mesures concrètes.

En somme, la métacognition est un outil permettant l’introspection et ainsi, identifier ses propres forces et faiblesses. Elle peut donner les moyens de devenir un bon leader, d’améliorer ses interactions multiculturelles ou encore d’appréhender des codes sociétaux différents. D’une manière générale, cette aptitude permet de s’investir dans les interactions sans avoir peur des erreurs qu’il est normalement possible de commettre, ce qui peut également favoriser l’ouverture aux autres personnes.