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Vidéo : comment pourrait se dérouler un conflit nucléaire mondial

Crédits : capture YouTube / Alex Glaser

À quoi pourrait ressembler un conflit nucléaire à l’échelle mondiale ? Il y a quelques années, des chercheurs américains ont imaginé une telle situation, et ce bien avant le conflit en Ukraine que nous connaissons aujourd’hui. Il est question d’un scénario dont l’issue ne permet aucun optimisme.

Une option toujours d’actualité

Avant le mois de février 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Vladimir Poutine avait déjà évoqué plusieurs fois l’option nucléaire. Or, le fait est que cette possibilité est toujours d’actualité alors que les Russes sont en grande difficulté dans l’Est de l’Ukraine, comme l’expliquent de récents articles publiés par Business Insider et Newsweek. Ancien général et désormais vétéran de l’U.S Army, Kevin Ryan estime que le Kremlin peut encore songer à faire usage de l’arme nucléaire.

L’intéressé évoque la pression que doit ressentir Poutine quant à la possibilité d’une issue dramatique au conflit. Par exemple, la possible intégration à la fédération de Russie des territoires ukrainiens de Donetsk et Louhansk (Donbass). Ainsi, la guerre se déroulerait directement en Russie et non plus en Ukraine. Par ailleurs, évoquons aussi la possibilité que l’Ukraine multiplie les frappes directement en territoire russe, et ce à l’aide d’armes fournies par les États-Unis ou l’OTAN.

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Crédits : Kremlin/Wikipédia

Le « PLAN A »

Si les possibilités évoquées plus haut semblent assez lointaines et incertaines, réfléchir à quoi ressemblerait un conflit nucléaire entre la Russie et l’OTAN n’est pas une fantaisie. En 2017, des chercheurs de l’Université de Princeton (États-Unis) avaient élaboré un scénario en trois phases appelé le PLAN A. Puis, en 2019, une vidéo permettant de visualiser le déroulement de ce même scénario (voir en fin d’article). Ces derniers mois, le PLAN A a refait surface et a, sans surprise, regagné de l’intérêt auprès de nombreux observateurs du conflit en Ukraine.

« Notre équipe s’est servie d’évaluations indépendantes des forces russes et américaines disponibles, et des cibles nucléaires […] La simulation a également reposé sur les données disponibles quant aux armes déployées, leur rayon de destruction, leurs cibles potentielles, ainsi que l’ordre dans lequel elles pourraient être employées pour construire les phases d’un conflit nucléaire » déclarait Alex Glaser, l’un des chercheurs à l’origine de ces travaux.

Enfin, soulignons le fait que les données ne sont pas vraiment les mêmes aujourd’hui. Il n’en demeure pas moins que le PLAN A est le scénario le plus proche de ce qui pourrait vraiment se passer si la Russie et l’OTAN décidaient finalement d’appuyer sur le bouton.