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Une nouvelle étude source d’espoir pour les allergiques à l’arachide

Crédits : Pikist

À travers le monde, des millions de personnes sont concernées par l’allergie à l’arachide. Depuis peu, une étude européenne permet l’espoir d’un traitement visant à réduire les symptômes.

Une allergie pouvant être grave

Avaler une ou plusieurs cacahuètes par mégarde est la hantise des personnes allergiques à l’arachide. Rien qu’en Europe, pas moins de 17 millions de personnes sont concernées. Par ailleurs, le nombre de personnes allergiques aurait doublé entre 2005 et 2015 ! Si la cause de ce mal reste encore méconnue, il se pourrait bien qu’une solution vienne soulager ces personnes dans un avenir proche. C’est en tout cas ce que promet une étude européenne publiée dans The Lancet Child & Adolescent Health le 20 juillet 2020.

Il faut savoir que les réactions allergiques aux cacahuètes se produisent lorsque le corps identifie le fruit comme une substance nocive. Cette erreur conduit le système immunitaire à réagir de manière excessive. Celui-ci libère alors différentes substances chimiques telles que l’histamine, dont l’objectif est de neutraliser l’intrus.

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Crédits : Pikist

Les réactions allergiques peuvent être différentes selon les individus. Certains cas sont sans gravité, mais il en existe d’autres bien plus préoccupants. Dans ces cas extrêmes, les personnes développent une réaction anaphylactique pouvant engendrer des troubles respiratoires et de déglutition. Il peut également s’agir d’inflammations au niveau de la langue et des lèvres et dans certains cas, d’une perte de conscience. Sans traitement, un choc anaphylactique peut se produire avec un risque non négligeable de décès.

Se protéger d’une ingestion accidentelle

L’étude s’est concentrée sur 175 individus âgés de quatre à dix-sept ans allergiques à l’arachide. Les chercheurs ont formé deux groupes, un groupe placebo et un second dans lequel les membres devaient ingérer des quantités de protéines d’arachides allergènes. L’étude a duré neuf mois et les quantités d’arachides augmentaient avec le temps. Selon les résultats, 58 % des volontaires sont  devenus capables de tolérer l’ingestion de trois ou quatre cacahuètes. Du côté du groupe placebo, seulement 2 % des volontaires ont obtenu cette capacité.

Si l’espoir est de mise, les auteurs de l’étude ont tout de même tenu à formuler une mise en garde. Effectivement, l’étude laisse penser qu’il est seulement possible de réduire les risques dans le cas d’une ingestion accidentelle de cacahuète. Autrement dit, il n’est aucunement question de permettre aux allergiques de consommer normalement ce fruit.

En 2019 déjà, des chercheurs l’Université de la Colombie-Britannique (Canada) ont mené à bien un programme d’immunothérapie destiné à traiter l’allergie à l’arachide. Pratiqué sur de jeunes enfants, l’objectif était d’habituer leur organisme afin d’engendrer une certaine tolérance au fruit.