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La Station Spatiale internationale devrait jouer les prolongations

Crédits : Darryl Fonseka / iStock

La Station Spatiale internationale devait « tirer sa révérence » en 2028. Finalement, elle jouera les prolongations. La Maison Blanche vient en effet de demander à la NASA de prolonger les opérations à bord jusqu’en 2030, à condition que les autres partenaires de l’avant-poste orbital poursuivent l’aventure également.

Le 2 novembre 2000, l’astronaute de la NASA Bill Shepherd et les deux cosmonautes russes, Yuri Gidzenko et Sergei Krikalev s’arrimaient à la Station Spatiale internationale pour la première fois. Depuis, le laboratoire orbital a été occupé en permanence. À ce jour, plus de 3 000 recherches menées par plus de 4 200 chercheurs de près de 110 pays ont été menées à bord. Malheureusement, la station vieillit et ses coûts de maintenance restent exorbitants.

Jusqu’à présent, il était donc prévu que les vols vers la station devaient se poursuivent au moins jusqu’en 2024, et possiblement jusqu’en 2028. Entre-temps, la NASA se concentre sur des moyens de transférer ses opérations quotidiennes à des entités commerciales afin de libérer des crédits pour son programme d’exploration lunaire.

Finalement, le programme Artemis continue à prendre du retard. Aussi, les États-Unis aimeraient assurer leur présence en orbite basse un peu plus longtemps.

Une collaboration jusqu’en 2030

Dans cet esprit, le 31 décembre dernier, la Maison Blanche a demandé à la NASA de poursuivre ses opérations à bord jusqu’en 2030. Bill Nelson, l’administrateur de l’agence, a été chargé par l’administration Biden-Harris de travailler avec l’Agence spatiale européenne (ESA), l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA), l’Agence spatiale canadienne et la société russe Roscosmos pour permettre cette prolongation.

« Je suis ravi que l’administration Biden-Harris se soit engagée à poursuivre les opérations de la station jusqu’en 2030« , a déclaré Nelson dans un communiqué. « La Station Spatiale internationale est un phare de collaboration scientifique internationale pacifique et, depuis plus de vingt ans, a permis d’énormes développements scientifiques, éducatifs et technologiques au profit de l’humanité.« 

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L’ISS photographiée depuis une capsule SpaceX en novembre 2021. Crédits : NASA

Cette prolongation donnera également plus de temps à la NASA pour assurer le transfert de ses activités de recherche et commerciales en orbite basse vers de nouveaux avant-postes privés.

L’ESA a déjà exprimé son soutien, tandis que la JAXA a certifié que son laboratoire Kibo et les composants associés seraient capables de soutenir les activités jusqu’en 2030. Des interrogations subsistent encore concernant Roscosmos. En effet, alors que les Russes prévoyaient de quitter ce partenariat international dès 2025 en faveur du déploiement de leur propre station, ils ont récemment attaché un nouveau module et un nouveau port d’amarrage à leur segment de l’ISS.