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SpaceX pourrait être le prochain relais de la NASA dans l’espace

Crédits : NASA

SpaceX fait partie des entreprises susceptibles de remplacer les services de la constellation vieillissante de télécommunications spatiales de la NASA qui maintient, entre autres missions, les connexions entre l’ISS et les stations au sol.

Le service Tracking and Data Relay Satellite

La constellation de satellites Tracking and Data Relay Satellite (TDRS) est utilisée depuis le début des années 80 par la NASA pour servir de station relais entre les engins spatiaux et la Terre. Ces satellites sont au nombre de dix et circulent sur une orbite géosynchrone (36 000 kilomètres d’altitude) où leur période orbitale correspond à la rotation de la Terre. En conséquence, ces satellites semblent donc suspendus au-dessus d’un point fixe de la planète. Ils sont répartis au-dessus de l’Atlantique, du Pacifique et de l’océan Indien.

Le TDRS peut ainsi fournir des liaisons de relais de communication quasi constantes entre les installations au sol (situées à White Sands, au Nouveau-Mexique, et sur l’île de Guam) et les satellites en orbite sous l’orbite géosynchrone.

Actuellement, le système TDRS prend en charge les liaisons avec environ vingt-cinq engins spatiaux, dont la Station Spatiale internationale (ISS) et le télescope Hubble, mais les machines se font de plus en plus vieillissantes. Aussi, la NASA prévoit de retirer six de ces satellites (ceux de la première génération lancés entre 1983 et 1995) au cours de la prochaine décennie pour confier leur tâche à des sociétés commerciales.

« Dans les années 1980, lorsque nous avons développé TDRS, il n’y avait vraiment pas de capacité commerciale fournissant ce service« , explique Eli Naffah, responsable du projet de services commerciaux de la NASA. « Toutefois, depuis lors, l’industrie a largement dépassé les investissements de la NASA dans ce domaine. Il existe de nombreuses infrastructures à la fois au sol et en orbite capables de fournir ces types de services à un vaisseau spatial. »

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Un TDRS de première génération. Crédits : NASA

Six sociétés en lice

Six opérateurs se battent aujourd’hui pour ce contrat, dont SpaceX et sa constellation Starlink, la société britannique Inmarsat, l’américain Viasat et la société suisse SES. Tous devront démontrer au cours de ces trois prochaines années comment ils pourraient prendre en charge les besoins de communication spatiale de la NASA à l’avenir. La NASA investira 278 millions de dollars dans ce projet au cours des cinq prochaines années.

Cette nouvelle annonce s’inscrit dans l’initiative à long terme de la NASA visant à confier la plupart de ses opérations en orbite terrestre basse à des acteurs commerciaux. L’agence spatiale achète en effet déjà des services de transport de fret et d’équipage à Northrop Grumman, SpaceX et bientôt Boeing. En confiant certaines tâches à des entreprises commerciales, l’agence entend ainsi réaliser des économies de coûts pour mettre davantage l’accent sur la science et l’exploration.