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Si vous avez encore un doudou à 40 ans, pas de panique !

Crédits : Piqsels

Les doudous accompagnent les plus jeunes durant leur enfance. Toutefois, un nombre difficilement quantifiable d’adultes le conservent. Une psychologue a récemment évoqué ce phénomène qui pourtant, n’aurait rien d’anormal.

Ne pas en avoir honte

Un petit ours en peluche, un lapin ou autre bout de tissu, qui n’a jamais eu son doudou durant son enfance ? Réconfortant et aidant à trouver sereinement le sommeil, cet « objet transitionnel » est très présent durant cette période. Il permet notamment de ne pas avoir peur lorsque les parents ne sont pas à proximité. Pour une majeure partie des enfants, l’abandon du doudou se fait vers l’âge de 10 ou 12 ans et ensuite, fait souvent l’objet de moqueries. Néanmoins, certains adultes ne se sont jamais séparés de leur doudou, ce dernier trônant par exemple dans un coin de la chambre à coucher.

Pour une partie des gens, cela peut paraître assez étrange mais un article du magazine MagicMaman du 26 février 2021 explique qu’il ne faut pas en avoir honte. La publication reprend l’analyse de la psychologue Gwénaëlle Perisaux, autrice de l’ouvrage Guérir des blessures d’attachement : Apprendre à construire des liens apaisés (2021). Par exemple, citons le cas d’un jeune de 20 ans quittant sa famille pour aller faire des études à plusieurs centaines de kilomètres de son foyer. Ce dernier sera tenté d’emporter un doudou afin de faire la transition entre le cocon familial et l’inconnu que représente le fait de vivre seul (et loin).

doudou peluche
Crédits : Bru-nO/Pixabay

Une présence anti-stress

Selon la psychologue, le doudou aide d’une manière générale à faire la transition entre la zone de confort et l’inconnu. Il s’agit également d’un objet symbolisant une protection. Par rapport aux enfants, les adultes attribuent beaucoup moins certains « pouvoirs magiques » à leur doudou. En revanche, cet objet garde son côté rassurant et réconfortant, notamment grâce au toucher et à l’odorat. Ces sens sont très forts et peuvent rassurer notre émotionnel. Le doudou peut donc par sa présence atténuer certains états de stress découlant d’un événement de type déménagement, changement d’emploi ou encore rupture amoureuse.

Gwenaelle Persiaux précise également que l’on sous-estime le nombre de personnes de 25-35 ans ayant encore leur doudou. De plus, certains dorment encore avec. Concernant la honte que l’on peut ressentir, la psychologue explique qu’il n’y a rien d’anormal à ressentir du stress lorsqu’un changement intervient dans la vie. Par ailleurs, le doudou est souvent associé à une peluche. En réalité, cet objet transitionnel peut prendre diverses formes, du petit objet en tissu aux photos d’un être aimé en passant par des figurines.

Certains patients de Gwenaelle Persiaux ayant dépassé la quarantaine déclarent avoir encore un doudou. Or, posséder un tel objet à un âge avancé «interroge la personne, sur des parties d’elle en manque de confiance et de sérénité». S’il n’y a rien de grave en soi, le fait de posséder un doudou à cet âge invite tout de même à prendre soin de ces « parties », et ce dans le but de gagner en sécurité interne.