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Les propulseurs de la SLS pourraient expirer bientôt

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Crédits : Chandan Khanna

Alors que la date de lancement de la fusée SLS ne cesse d’être repoussée en raison de soucis techniques liés à l’hydrogène liquide et autres tournures météorologiques, un autre facteur pourrait également jouer les trouble-fête : les propulseurs à fusée solide, dont la « date de péremption » approche à grands pas.

Initialement prévu le 14 novembre prochain, la NASA vient de décaler à nouveau le lancement de sa fusée lunaire SLS au 16 novembre en raison de l’avancée de la tempête Nicole sur la Space Coast de Floride. Ce retard n’est que le dernier en date. Il y a plusieurs semaines, les ingénieurs de la NASA avaient en effet également dû faire face à plusieurs fuites d’hydrogène liquide au moment du remplissage des réservoirs de la fusée. En cas de nouveau pépin, il est possible que la SLS reste encore au sol pendant un bon bout de temps. Or, la NASA craint maintenant qu’une partie de son matériel expire avant le lancement.

Le problème des propulseurs

Les principales préoccupations concernent les deux propulseurs à fusée solide de la mission (les deux propulseurs blancs latéraux). Construits par Northrop Grumman, ils fournissent environ 75 % de la poussée au décollage.

Selon Cliff Lanham de la NASA, qui supervise les systèmes au sol, l’analyse initiale de la NASA avait révélé que ces propulseurs n’avaient qu’une durée de vie d’un an. Une analyse ultérieure avait ensuite prolongé leur durée de vie jusqu’au 14 décembre 2022. Or, ils ont été installés il y a déjà près de deux ans.

Autrement dit, si Artemis 1 n’est pas lancée à la mi-décembre, une inspection générale de tous ces composants « expirés » aura lieu. Elle permettra de donner ou non le feu vert pour prolonger à nouveau leur durée de vie. En cas de problème, les ingénieurs devront alors les changer.

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Crédits : NASA/Ben Smegelsky

Pour l’heure, la NASA envisage une fenêtre de deux heures ouverte dès 7 h 04 (heure de Paris) le mercredi 16 novembre. Si tout se passe comme prévu, le lancement enverra une capsule Orion sans équipage autour de la Lune. Le vaisseau passera entre six et vingt-trois jours en orbite le temps d’effectuer de nombreux tests, avant de revenir sur Terre le 11 décembre. Si Artemis 1 ne peut toujours pas voler le 16 novembre, une autre opportunité de lancement aura lieu le 19 novembre.

Le retour des humains sur le sol lunaire se fera un peu plus tard, probablement en 2025 ou 2026, dans le cadre de la mission Artemis 3. Pour la suite, la NASA avait précédemment déclaré que la construction de l’énorme station orbitale autour de la Lune serait l’objectif principal de la mission Artemis 4, excluant ainsi tout nouvel atterrissage humain pour cette mission. L’agence a toutefois finalement revu ses plans il y a quelques jours.