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Le moustique tigre s’est installé à Paris et dans la moitié du pays !

Crédits : Portail Moustique tigre

Arrivé en France il y a une quinzaine d’années, le moustique tigre a depuis gagné du terrain. Vecteur de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou encore le virus Zika, ce moustique redoutable progresse chaque année.

Une carte de France mise à jour

Il y a quelques jours, le portail d’information Moustique tigre a publié une nouvelle carte concernant la répartition du moustique. Pas moins de 51 départements sont concernés depuis 2018, contre 42 un an plus tôt ! Or si Paris était jusque là épargnée, la capitale est désormais classée comme zone où le moustique est “implanté et actif”.

Parmi les autres départements se trouvent la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et l’Essonne. En région parisienne, seul le Val-d’Oise est encore “vierge”. Ailleurs dans le pays, les départements suivants sont aussi nouvellement touchés : la Charente-Maritime, la Côte-d’Or, la Loire, la Nièvre et le Puy-de-Dôme.

Crédits : Portail Moustique tigre

Une implantation désormais effective

En France, le moustique tigre (Aedes albopictus) a été observé pour la première fois en 2004 à Nice. Depuis 5 ans, cet insecte est au cœur des préoccupations des autorités sanitaires du pays. Et pour cause : le moustique gagne du terrain chaque année, de plus en plus loin du littoral. Aujourd’hui, celui-ci a pratiquement conquis la totalité du territoire. De plus, une fois bien implanté dans les centres urbains qu’il affectionne, il devient quasiment impossible de s’en débarrasser.

Il faut savoir que les maladies n’apparaissent pas nécessairement à cause de la présence du moustique. En effet, la transmission est effective lorsqu’un moustique sain pique une personne contaminée au préalable lors d’un séjour en zone tropicale. Ainsi, ce même moustique devient porteur du virus et peut contaminer d’autres personnes sur place, en France. Depuis 2010 et les tout premiers cas de dengue, les autorités ont comptabilisé 22 cas de dengue et 31 cas de chikungunya.

Crédits : Wikimedia Commons

Comment s’en protéger ?

Étant donné qu’il n’existe à ce jour ni vaccins ni traitements contre les maladies précédemment citées, le mieux est encore d’éviter de se faire piquer. Il apparaît alors nécessaire de viser directement le problème à la source en éliminant les eaux stagnantes où les larves sont déposées. Or ces eaux peuvent être partout : flaques, coupelles de fleurs, gouttières, creux de rochers, etc.

Il est également conseillé de sortir couvert afin de se protéger des piqûres – ce qui s’avère être tout de même compliqué durant l’été. Les répulsifs antimoustiques restent encore le meilleur moyen de ne pas se faire littéralement dévorer.

Sources : Le ParisienConsoGlobe

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