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HyperloopTT rejoint le Pacte mondial de l’ONU et évoque un premier projet commercial

Crédits : HyperloopTT

Il y a peu, la société Hyperloop Transportation Technologies (HyperloopTT) a intégré le Pacte mondial de l’ONU. À cette occasion, elle a dévoilé quelques images de son tout premier système commercial à grande échelle.

Un système intrinsèquement durable

Le Pacte mondial est une initiative des Nations Unies lancée en 2000. Celle-ci incite les entreprises du monde entier à adopter une attitude socialement responsable. Comme l’explique un communiqué, la société étasunienne HyperloopTT  en est depuis peu l’un des signataires. À l’occasion de cette signature, elle a également dévoilé quelques images de son premier projet commercial concernant l’hyperloop, présenté comme un des moyens de transport du futur. Selon la société, l’objectif est de bâtir la structure la plus durable jamais construite en se basant sur l’usage d’énergies renouvelables.

Le directeur d’HyperloopTT Andres De Leon affirme que le système est capable de fonctionner sans émissions. Il est donc intrinsèquement durable. “Nous avons été les premiers à mettre au point une technologie à la fois plus propre, mais aussi plus rapide et plus sûre que tous les autres modes de transport existants. Notre solution est moins gourmande en énergie que les autres modes de transport, ce qui fait d’elle une solution idéale et économique pour de nombreuses régions du monde“, explique-t-il.

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Crédits : HyperloopTT

Des promesses qu’il faudra tenir

HyperloopTT a collaboré avec Dar Al-Handasah (Dar), une société libanaise de conseil en conception, gestion et supervision de projets. Or, les concepts hyperloop dont il est ici question dépasseraient les exigences nécessaires à l’obtention de la certification LEED Platinum, un système de notation portant sur l’efficacité de la conception et de l’exploitation d’un bâtiment en fonction de son impact environnemental.

La structure principale de l’HyperloopTT et sa capsule sont en effet recouvertes par des panneaux solaires. Ces mêmes panneaux sont optimisés pour un ajustement à la lumière du jour. Autrement dit, les panneaux s’orientent automatiquement en fonction du déplacement du soleil. Ce système assurerait alors un fonctionnement entièrement indépendant des combustibles fossiles. Cette configuration s’intègre à l’ensemble du système de collecte, de stockage et de transfert d’énergie de l’infrastructure de l’HyperloopTT. L’objectif ? Diffuser et recevoir l’énergie de manière flexible, permettant l’adaptation de trajets longue distance.

Rappelons enfin qu’HyperloopTT avait présenté sa première capsule grandeur nature en 2018. La même année, il était question d’un premier prototype commercial à Abu Dhabi (UAE). Reste à savoir savoir où et quand le tout premier projet commercial verra le jour. Il est possible que cela se produise aux États-Unis, HyperloopTT ayant cité une étude menée en 2019 par Great Lakes Hyperloop Study. Selon les estimations, un tel système reliant les villes de Chicago, Cleveland et Pittsburgh pourrait ainsi réduire de 143 millions de tonnes les émissions de CO2 dans la région.