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Des microplastiques retrouvés chez toutes les espèces de tortues de mer

Crédits : Pixabay /skeeze

Des tests effectués sur plus de 100 tortues de mer de sept espèces différentes ont révélé la présence de micro-plastiques dans l’organisme de chacune d’entre elles. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Global Change Biology.

Des chercheurs britanniques de l’Université d’Exeter et du laboratoire marin de Plymouth ont récemment analysé la présence de particules plastique dans les organismes de 102 tortues de mer. Toutes évoluaient soit dans l’océan atlantique, soit dans Pacifique, et certaines en Méditerranée. Résultat : toutes ont été testées positives. Un danger supplémentaire pour ces animaux. On rappelle en effet qu’environ 61 % des tortues sont menacées ou ont déjà disparu dans le monde.

Des effets encore inconnus

« L’effet de ces particules sur les tortues est inconnu, explique Emily Duncan, de l’Université d’Exeter et principale auteure de l’étude. Leur petite taille leur permet de traverser les intestins sans causer de blocage comme c’est le cas avec des fragments de plastique plus gros.  Ainsi, les travaux futurs devraient donc se concentrer sur la question de savoir si les microplastiques peuvent affecter les organismes aquatiques de manière plus subtile », poursuit-elle.

tortues vertes east island île hawaii ouragan
Les tortues vertes, une espèce menacée d’extinction. Crédits : Wikipedia

Ces analyses ont ici été réalisées sur des tortues décédées. Certaines s’étaient échouées sur les plages, d’autres avaient été victimes de prises accessoires (capture accidentelle dans des opérations  de pêche). Au total, plus de 800 particules plastiques ont été retrouvées chez les 102 tortues, dont une majorité évoluait en Méditerranée.

Des efforts supplémentaires

« Nous avons révélé la présence de microplastique chez toutes les espèces d’animaux marins que nous avons examinées. Du minuscule zooplancton aux larves de poissons, aux dauphins et maintenant aux tortues, poursuit Penelope Lindeque, co-auteure de l’étude. Ainsi, cette étude fournit davantage de preuves que nous devons tous contribuer à réduire la quantité de déchets plastiques rejetés dans nos mers. Nous devons maintenir des océans propres, sains et productifs pour les générations futures ».

Rappelons qu’il y a quelques jours, une étude menée sur les coquilles Saint-Jacques montrait qu’en quelques heures seulement, des milliards de nanoparticules de plastique pouvaient s’infiltrer dans les organes du mollusque.

Volonté politique

De son côté, Maria Fernanda Espinosa, Présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, a  tenu ce mardi à rappeler sa volonté d’intensifier la lutte contre la pollution plastique qui contamine les océans de la planète. Tous les ans, « 80 % des plastiques finissent dans les océans. Soit entre 8 et 12 millions de tonnes », s’est-elle exprimée lors d’une conférence de presse. Rappelons qu’une fois qu’ils sont immergés, il est quasiment impossible de nettoyer ces déchets.

Que pouvons-nous faire pour réduire la pollution au plastique à notre échelle ? On peut le prendre comme un jeu dont le but est de trouver par quoi remplacer les produits en plastique que nous utilisons le plus au quotidien.

Infographie : quels sont les produits en plastique les plus utilisés et par quoi les remplacer ?

Alternatives produits plastique
Crédits : Encelade Media Group

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