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Covid-19 : comment ce ver marin peut-il nous aider à sauver des vies ?

Crédits : Hans / Pixabay

Une société basée en Bretagne a développé un protocole d’oxygénation à partir d’un ver marin. L’objectif ? Venir en aide aux services de réanimation qui commencent à manquer de respirateurs artificiels et ainsi, sauver plus de vies.

Un ver marin pour sauver des vies

Découvert au XVIIIe siècle par le naturaliste suédois Carl Linnaeus, le ver Arenicola marina est à l’origine des tortillons parfois visibles sur les plages. Capable de respirer sous le sol, ce ver a fait l’objet de recherches menées par la société Hemarina, basée à Morlaix dans le Finistère. Le fait est que le ver peut fixer jusqu’à 40 fois plus d’oxygène sur ses molécules d’hémoglobine que l’être humain !

Frank Zal est docteur en biologie marine et fondateur de Hemarina. Ce dernier a indiqué avoir mis au point un nouveau protocole d’oxygénation basé sur le sang du fameux ver. Plus précisément, il s’agit d’un transporteur universel d’oxygène baptisé Hemo2Life. Ce dispositif a été proposé au ministère de la Santé dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus Covid-19. L’intéressé indique avoir de quoi traiter pas moins de 5 000 patients et se dit prêt à augmenter la production afin de traiter 30 000 patients si besoin.

flacon ver hemoglobine
Crédits : Hemarina

Des contraintes incompréhensibles

Le système de santé fait de plus en plus difficilement face à l’afflux de malades. En effet, les services de réanimation sont débordés. Ceux-ci manquent de respirateurs artificiels et de personnels capables de les mettre en place. En pourtant, Hemarina fait face à des contraintes, comme l’explique Le Journal des Entreprises dans un article publié le 18 mars 2020. La molécule mise au point par Hemarina n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché. En “pleine guerre sanitaire”, il est difficile de comprendre pourquoi cette innovation n’est pas soutenue. Rappelons qu’en ce 21 mars 2020, la France compte plus de 12 500 cas de coronavirus pour 450 décès.

À l’origine, le transporteur universel d’oxygène Hemo2Life a été pensé pour diverses applications. Il s’agit par exemple de préserver des greffons mais également servir en immunothérapie. En effet, il est question d’augmenter les rendements de production des anticorps monoclonaux et ainsi diminuer les coûts liés aux traitements contre le cancer. La molécule peut également servir à remplacer l’hémoglobine de porc ou de bovin utilisée dans pratiquement tous les processus de fermentation des produits de l’agroalimentaire.

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