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Cette fondation veut protéger les derniers lieux les plus silencieux du monde

Crédits : Boris D / Wikipedia

Quiet Parks International est une fondation dont la mission est claire : préserver les derniers “spots” de silence de notre planète. Les lieux les plus calmes reçoivent ainsi une certification, dans le but d’inciter les autorités locales à les protéger davantage.

À la chasse aux bruits !

La pandémie de Covid-19 a donné l’occasion aux humains – surtout aux citadins – de voir leur lieu de vie atteindre un certain niveau de calme, surtout lors du tout premier confinement. Quel plaisir d’entendre à nouveau clairement le chant des oiseaux ! Néanmoins, la vie telle que nous la connaissions avant a petit à petit repris ses droits, et les bruits avec. De manière générale dans de très nombreux endroits, la pollution sonore impacte les humains, mais aussi les oiseaux ou encore les arbres.

Existe-t-il encore des lieux encore silencieux sur Terre ? La réponse est oui, et la fondation étasunienne Quiet Parks International se charge de les répertorier et de contribuer à leur préservation. À l’origine de ce mouvement, nous retrouvons le bio-acousticien étasunien Gordon Hempton qui s’était donné pour mission de recenser les derniers havres de paix sonores du monde. L’intéressé avait – sur la base d’un site internet – publié l’ouvrage One Square Inch of Silence en 2010. Cette parution a débouché sur la création de la fondation qui, aujourd’hui, poursuit son œuvre.

Sur la plateforme officielle de Quiet Parks International, il est possible de lire une citation de Robert Koch, Prix Nobel de bactériologie en 1905 : «Un jour viendra où l’Homme devra combattre le bruit aussi inexorablement que le choléra et la peste».

parc zabalo equateur
Parc de la rivière de Zabalo (Équateur)
Crédits : Quiet Parks International

Une certification en attendant l’apparition de lois

Quiet Parks International envoie des personnes aux quatre coins du globe (voir vidéo en fin d’article) afin de capter le moindre bruit – naturel ou artificiel – à des kilomètres à la ronde à l’aide de micros ultra-sensibles. Si le lieu en question est jugé suffisamment calme, ce dernier se voit décerner une certification par la fondation. L’objectif est d’inciter les autorités locales à préserver ces spots de silence. Ceci représente un pas en avant en l’absence de lois permettant de lutter contre la pollution sonore.

Le critère pour obtenir la certification est simple. Afin d’être considéré comme étant calme et silencieux, un lieu ne doit pas subir plus d’un bruit humain toutes les 15 minutes. Certains sites urbains peuvent également recevoir la certification, bien que le critère de base soit légèrement différent. Concernant ces lieux, la fondation tolère un niveau minimum de bruit de fond du fait de la circulation routière.

La fondation Quiet Parks International étudie actuellement 250 sites. Certains ont d’ores et déjà reçu la fameuse certification, comme le parc Hampstead Heath de Londres (Royaume-Uni), le parc de la rivière de Zabalo (Équateur) et le parc national de Yangmingshan (Taïwan).