Des chercheurs américains ont récemment découvert un moyen d’utiliser le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l’air d’une façon surprenante : grâce à un polymère capable entre autres de se réparer lui-même !

Le mois dernier, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) avaient présenté leur impressionnant concept de batterie absorbant le dioxyde de carbone. Plus récemment encore, une autre équipe du MIT ayant collaboré avec des chimistes de l’Université de Riverside en Californie (États-Unis) a mis au point un polymère capable de se développer, de se renforcer et de se réparer de façon autonome.

Dans l’étude parue au sein de la revue Advanced Materials le 9 octobre 2018, l’équipe menée par Michael S. Strano évoque le fait que le polymère en question se présente sous la forme d’une substance synthétique, plus précisément un gel. Ce dernier serait le résultat d’un processus chimique ressemblant à celui utilisé par les plantes afin d’intégrer le CO2 de l’air dans leurs tissus durant leur croissance. Le matériau a donc la capacité de gagner en dureté et en solidité au contact de la lumière du soleil.

Dans un communiqué du MIT, Michael S. Strano partage sa pensée concernant le dioxyde de carbone, indiquant que celui-ci « ne doit pas être uniquement un fardeau et un coût pour nos sociétés et pour la planète », et qu’il pourrait représenter « une grande opportunité ». La principale meneuse de l’étude estime également que « fabriquer un matériau pouvant accéder et se nourrir du carbone abondant qui nous entoure constitue une opportunité gigantesque pour la science des matériaux et pour la planète ».

Il faut aussi savoir que le fait de transformer le CO2 en un matériau solide et stable représente une grande première, surtout que celui-ci se comporte – à ce niveau-là – comme une plante, et ce grâce à la lumière du soleil. En effet, personne n’avait jamais entendu parler d’un matériau synthétique capable de se développer comme un arbre en incorporant le CO2 dans son épine dorsale !

Il pourrait s’agir d’une véritable révolution – par exemple en matière de construction – car il est question d’un matériau capable de se régénérer et de s’auto-réparer dès lors que celui-ci est exposé à la lumière du jour ! En tout cas, les chercheurs sont confiants car la science n’avait encore jamais rien produit de similaire.

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