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Burj Khalifa : la plus haute tour du monde en chiffres

Crédits : MasterLu / iStock

Se trouvant à Dubaï aux Émirats arabes unis, le Burj Khalifa est le plus haut gratte-ciel du monde depuis plus d’une dizaine d’années. Véritable chef-d’œuvre d’ingénierie et d’architecture, cet immeuble a tout de même une face plus sombre en termes d’impact social et environnemental.

Un géant de béton et d’acier

Le premier point concernant le Burj Khalifa n’est autre que sa taille : 828 mètres. Cet édifice surpasse de loin les deux autres plus hauts gratte-ciels du monde, à savoir la Shanghai Tower (632 m) en Chine et la Makkah Clock Royal Tower (601 m) en Arabie Saoudite. Même la tour KL118 prévue en 2022 à Kuala Lumpur (Malaisie) atteindra “seulement” 644 mètres de hauteur. Sans surprise, construire un tel mastodonte a nécessité le travail d’une véritable armée de travailleurs.

Pas moins de 1 200 ouvriers ont effectué environ 22 millions d’heures de travail cumulées. Toutefois, le contingent d’ouvriers comptait beaucoup d’immigrés d’Asie du Sud-Est, dont les conditions de travail déplorables et la faible rémunération ont essuyé de nombreuses critiques. Les travaux ont débuté le 21 septembre 2004 et l’inauguration a eu lieu le 4 janvier 2010.

La superficie du Burj Khalifa est tout simplement hors normes, avec 309 000 mètres carrés sur 160 étages habitables et 3 étages de locaux techniques. Le gratte-ciel compte également 57 ascenseurs et 8 escaliers mécaniques, ce qui constitue un record. Le plus rapide de ces ascenseurs peut atteindre – en montée et en descente – une vitesse de 11 m/s, soit 40 km/h. La construction a nécessité plus de 330 000 mètres cubes de béton armé et 39 000 tonnes de poutres en acier. Sa base compte pas moins de 192 pieux enfoncés sur plus de 50 mètres de profondeur.

Burj Khalifa Dubai
Crédits : RobertHoetink/ iStock

Coût, densité et consommation

Évidemment, un tel géant a nécessité un investissement pharaonique. Les promoteurs ont dépensé pas moins d’1,5 milliard de dollars pour construire la tour. Précisons également que le Burj Khalifa se trouve à Downtown Dubai, un quartier ayant fait l’objet d’un vaste projet de réaménagement. Il faut savoir que la tour a une capacité maximale de 35 000 personnes. Par rapport à sa superficie, on y retrouve une densité de population supérieure à des villes très peuplées et très denses telles que Dacca (Bangladesh) ou encore Manille (Philippines).

Enfin, le Burj Khalifa est un énorme consommateur en énergie et en eau. Hors refroidissement, la consommation électrique du bâtiment s’élève à 179 MWh par jour, soit l’équivalent des besoins de neuf fois les besoins de la Tour Eiffel. L’exemple le plus frappant concerne l’air conditionné dont les besoins dépassent les 500 MWh par jour. Le Burj Khalifa consomme 946 000 litres d’eau par jour, principalement pour le refroidissement et l’alimentation des six piscines mises à la disposition des résidents.