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Boire du café après 16h est-il un problème pour trouver le sommeil ?

Crédits : Christoph / Pixabay

Ce n’est pas un scoop : le café est abondamment consommé à travers le monde. Véritable coup de fouet du matin, il se consomme aussi à différentes heures de la journée. Toutefois, de nombreux amateurs refusent d’en boire après une certaine heure, de peur que la caféine altère leur sommeil.

Une simple idée reçue ?

Pas moins de 255 kg de café sont consommés en moyenne chaque seconde dans le monde. En France selon une enquête IFOP de 2018, 83 % des citoyens consomment du café, dont 62 % au petit-déjeuner. En moyenne, les Français consomment 482 tasses de café par an et par personne. Il faut dire que cette boisson contient un stimulant psychotrope : la caféine, permettant de tenir toute la journée. Seulement voilà, de nombreux consommateurs s’arrêtent de boire du café après 16 h. Dans l’inconscient collectif, la boisson empêcherait de dormir en cas de consommation trop tardive.

Un article publié par Metro UK le 13 mars 2021 a donné la parole à Verena Senn, une neuroscientifique et spécialiste allemande du sommeil à Emma – The Sleep Company, une clinique du sommeil. L’intéressée explique que le mécanisme du café capable de nous tenir en éveil durant la journée n’empêche pas forcément de dormir. Ne pas vouloir consommer de café spécialement après 16 h – pour mieux trouver le sommeil le soir – relève de la simple croyance populaire.

trouble du sommeil
Crédits : paolo81/ istock

Des nuances ayant leur importance

Selon Verena Senn, les individus dépensent de l’énergie durant leurs activités de la journée. En conséquence, ils augmentent la production d’adénosine, une substance bloquant certaines zones du cerveau favorisant l’éveil. En parallèle, l’adénosine active les zones aidant au sommeil. Or, la caféine empêche légèrement l’activation de ces zones. Ceci a pour effet d’inhiber l’effet de fatigue et d’accroire la vigilance.

La café peut donc influer sur le sommeil en prolongeant la phase d’endormissement. Il peut également être question d’une réduction de la durée du sommeil, ou encore d’une altération de sa qualité. Toutefois, Verena Senn affirme que ceci n’est pas valable pour tous les organismes. Les humains ne sont donc pas tous logés à la même enseigne concernant les effets du café.

Autrement dit, certaines personnes pourraient boire une tasse de café à 23 h et ne ressentir aucune gêne. D’autres n’auraient cependant pas d’autre choix que d’en consommer seulement le matin. Néanmoins, l’heure de la prise de café est une chose et la quantité consommée en est une autre. En effet, consommer l’équivalent d’une cafetière entière dans la journée au lieu d’une ou deux tasses est bien plus risqué pour le sommeil !