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Pourquoi y a-t-il un divan chez le psychiatre ?

Crédits : iStock

Lorsque nous évoquons le fait d’aller chez le psychiatre, l’image qui nous vient en tête est toujours celle d’un divan sur lequel le patient s’allonge. Il s’agirait peut-être d’une véritable obsession chez les docteurs, mais d’où cela vient-il ?

Que l’on soit allé, ou non, un jour chez le psychiatre, l’image qui revient le plus est celle du divan ou du canapé. Il s’agit même du symbole premier du psychanalyste ! Nous le retrouvons partout, que ce soit dans la littérature, le cinéma, les séries TV ou encore les bandes dessinées. Le journaliste Nathan Kravis du journal britannique The Guardian explique pourquoi ce mobilier tient une telle place chez les praticiens.

« C’est surprenant que les origines de l’utilisation [du divan] n’aient pas été explorées plus profondément », indique Nathan Kravis.

L’intéressé explique qu’il s’agit d’une sorte de « fixation » que font les psychanalystes sur le divan depuis Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse. En effet, ce dernier avait fait le choix de faire allonger ses patients car il ne supportait plus de sentir leur regard sur lui au quotidien. Le célèbre neurologue autrichien n’a pourtant jamais expliqué clairement pourquoi ce choix, plutôt que de disposer les chaises de manière différente dans la pièce.

Dans un article du magasine Psychologies, la journaliste psychologue Isabelle Taubes explique que lors de la première séance, le patient est rarement allongé. Le praticien privilégie d’abord le face à face afin d’identifier « sa problématique existentielle, familiale, amoureuse ». Alors qu’il s’agit d’une technique de plus en plus utilisée et pouvant s’inscrire tout au long de la thérapie, Nathan Kravis indique tout de même que le divan est quasiment toujours présent, même s’il s’agit seulement d’une sorte d’élément de décor.

Enfin, il s’agirait presque toujours d’un sofa de type « spartiate ». Alors, est-ce une réelle obsession chez les psychiatres ? Pour répondre à cette question, il faudrait peut-être effectuer une psychanalyse de ces professionnels, qui sait ?

Sources : The Guardian – Slate