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VIDÉOS : jusqu’à 5 tornades simultanées observées au Mexique ce 1er mai !

Crédits : capture vidéo / Infobae.

Le 1 mai dernier, une multitude de tornades se sont produites à San Nicolás Buenos Aires, à l’est de l’État de Puebla au Mexique. Ces tourbillons sont apparus en cours d’après-midi alors que des développements orageux classiques prenaient place dans la région. 

Sans surprise, des captures photos et vidéos ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Tantôt à distance, permettant d’apprécier la présence rapprochée de plusieurs vortex. Tantôt à proximité de l’un d’entre eux.

Si les tornades observées – aussi appelées trombes terrestres – ont impressionné les habitants, elles n’ont fait aucun dégât ni blessé selon les derniers rapports des autorités locales. En effet, les vents tourbillonnaires sont restés limités. Toutefois, ils ont suffi à aspirer une quantité de poussière assez importante pour les rendre très apparents. Et leur donner par la même occasion un air bien menaçant.

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Tornade à San Nicolás Buenos Aires le 1 mai 2020, rendue visible en partie par des particules de poussière. Crédits : Juan Merino / @cuazzjjhm.

Selon les témoins, jusqu’à cinq tornades ont existé de façon simultanée avant de se réorganiser pour n’en former plus qu’une. La théorie laisse en effet attendre d’un ensemble de vortex que le plus imposant absorbe ou désorganise peu à peu ses congénères. Sur les vidéos ci-dessous, on distingue bien cinq tourbillons dont un qui semble déjà en cours de déstructuration.

Instabilité et ligne de convergence des vents

L’apparition de ce phénomène est lié à l’instabilité de la masse d’air et à la configuration des vents dans les basses couches de l’atmosphère.

Les nuages orageux tendent à se développer le long de lignes de convergence – c’est-à-dire de rencontre – des vents en surface. Or, il arrive que ces vents contraires viennent à s’enrouler sur eux-mêmes en formant une série de tourbillons horizontaux. Cela tend notamment à se produire lorsque la composante azimutale du vent varie fortement d’un côté à l’autre de la ligne de convergence (voir le schéma plus bas).

Comme de gros cumulus ou cumulonimbus surplombent les tourbillons de basse couche, ces derniers se font étirer sur la verticale par des courants ascendants. Par conséquent, à l’image d’une patineuse artistique qui rapproche les bras de son corps, leur rotation s’accélère.

De gauche à droite, représentation schématique du processus de formation de trombes terrestres. Pour plus de précisions, voir le texte de l’article. Crédits : Roger M. Wakimoto & al. 1989.

Finalement, lorsque le ou les vortex ont pris suffisamment d’ampleur, ils tendent à devenir visibles. Que ce soit en aspirant de la poussière ou d’autres matériaux analogues. Ou par la condensation de la vapeur d’eau si la pression baisse suffisamment en leur sein, ce qui dépend de l’humidité de la masse d’air. L’un n’excluant pas l’autre.

Des tornades de faible intensité

« Les tornades se développent généralement entre mars et juin au nord et au nord-est de la République mexicaine » rappelle le média El Imparcial. « La plupart des tornades enregistrées atteignent des vents compris entre 65 et 180 kilomètres par heure et parcourent plusieurs kilomètres avant de disparaître ».

Enfin, notons que si les tourbillons ne semblent pas avoir causé de dégâts dans la région en tant que tels, les orages qui ont sévi en cet après-midi du 1 mai ont laissé quelques traces. En particulier, dans la ville de Puebla. Néanmoins, les dommages restent mineurs selon les informations disponibles à l’heure de la rédaction de l’article.