in

Une vidéo nous montre comment les anguilles électrisent leurs victimes

Crédits : Capture vidéo

Face à un ennemi ou à un danger, les anguilles ont la capacité de délivrer des décharges qui électrisent. Comment se produit ce phénomène ? Une vidéo publiée par la revue Science Magazine nous l’explique.

Chercheur à l’Université de Vanderbilt à Nashville, dans le Tennessee aux États-Unis, Kenneth Catania est fasciné par les anguilles électriques et en a fait son domaine de prédilection. Après une première étude parue dans la revue Nature en 2015, le chercheur nous propose désormais une étude de l’électrisation défensive chez les anguilles, cette fois-ci dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Grâce à cette vidéo, on peut assister à plusieurs expériences réalisées. La première met en scène une tête d’alligator factice, laquelle est en plastique et ornée de quelques diodes électroluminescentes. Ces diodes s’allument dès lors que l’anguille surgit hors du bassin, et l’on peut voir la grande quantité d’électricité libérée par cet animal aquatique.

Dans un second temps, c’est un bras synthétique, lui aussi équipé de diodes électroluminescentes, qui est plongé dans le bassin de l’anguille. Là encore, le résultat est le même, l’anguille jaillissant hors du bassin afin de placer sa tête sur la menace pour y dégager une importante quantité d’électricité.

Pour Kenneth Catania et son équipe, l’objectif de ce jaillissement a été défini. Lorsque l’animal parvient à sauter hors de l’eau, son corps devient de plus en plus résistant à l’électricité, laquelle doit de se propager ailleurs. L’animal attaqué devient alors la cible du courant car, contrairement à l’anguille, la résistance de son corps ne varie pas.

En 1807 déjà, les anguilles avaient fait l’objet d’une publication par Alexander von Humboldt, qui racontait que les pêcheurs sud-américains envoyaient en premier lieu leurs chevaux dans l’eau afin que les anguilles s’épuisent sur ces derniers, avant de pouvoir les pêcher sans risque.

Source : pnas, sciencemag