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Une vidéo en accéléré nous dévoile un cycle complet d’activité solaire

Crédits : capture d'écran NASA

La NASA vient de comprimer un cycle (quasi) complet d’activité solaire dans une vidéo d’une heure. De quoi avoir une vision globale de notre étoile.

L’Observatoire de la dynamique solaire (SDO), lancé le 11 février 2010, s’est positionné deux mois plus tard sur son orbite géostationnaire, à plus de 35 000 km de la Terre. Depuis, ses instruments scrutent et analysent le Soleil 24 heures sur 24. La mission, qui vient de fêter ses 10 ans, vise à nous en apprendre davantage sur le champ magnétique de notre étoile.

Pour rappel, le Soleil évolue selon des cycles de 11,2 années, durant lesquels son activité varie entre un maximum et un minimum. Le satellite, lourd de trois tonnes, est arrivé au début du cycle 24, cycle qui s’est achevé en avril 2020.

Durant cette période, les chercheurs ont pu recueillir plus de 425 millions d’images haute résolution du Soleil, amassant 20 millions de gigaoctets de données. La plupart de ces photos ont été prises dans l’ultraviolet (longueur d’onde de 17,1 nanomètres), permettant de nous révéler la couronne solaire, l’enveloppe atmosphérique la plus externe de notre étoile.

10 ans compilés en une heure

Une équipe d’astronomes a récemment compilé toutes les images prises par le satellite entre le 2 juin 2010 et le 1er juin 2020 dans le but de créer un time-laps témoignant de l’activité solaire au cours de cette période. Chaque seconde de la vidéo représente ici un jour de la vie du Soleil. Si vous avez l’oeil, vous remarquerez peut-être le bref transit de la planète Vénus opéré le 6 juin 2012.

La musique, intitulée “Solar Observer”, a spécialement été composée pour cette vidéo. Elle est signée du musicien Lars Leonhard.

Des hauts et des bas

Vous avez sans doute remarqué une augmentation de l’activité du Soleil dès 2014 (maximum solaire), trahie par la présence d’un grand nombre de taches en surface et une hausse des éruptions solaires.

Ces phénomènes spectaculaires se produisent lorsque des champs magnétiques accélèrent des particules à des niveaux d’énergie considérables.

Cette période est également favorable aux éjections de masse coronale, lorsque des particules sont projetées à très grande vitesse dans l’espace depuis la couronne solaire. Ce sont d’ailleurs ces éjections qui, lorsqu’elles atteignent la Terre, peuvent provoquer des perturbations dans nos systèmes de communications.

Une fois ce maximum solaire essuyé, les pôles magnétiques du Soleil s’inversent alors soudainement. L’activité magnétique solaire commence ensuite à décliner. C’est pourquoi, dès 2016, la surface du Soleil nous apparaît étrangement calme.

Notez que la mission de l’Observatoire est toujours en cours, nous promettant dans les années à venir de mieux appréhender la météo spatiale.

Pour rappel, la NASA dispose également d’une autre sonde, Solar Parker, concentrée sur le Soleil.

Il y a quelques semaines d’ailleurs, le vaisseau est venu “chatouiller” notre étoile, se positionnant à 18 millions de kilomètres de sa surface. Il rejoindra bientôt Vénus pour gagner en vitesse, avant de revenir vers notre étoile. En 2025, il est prévu que la sonde se rapproche à moins de 6 millions de km de la surface du Soleil, filant à une vitesse folle de 692 000 km/h. Du jamais vu.

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