Des chercheurs américains ont récemment annoncé avoir mis au point une nouvelle méthode d’impression 3D surpassant de très loin la fabrication additive. En quoi consiste cette technique qui a tout d’une véritable révolution ?

Quatre ans de recherches supplémentaires

Par opposition aux procédés tels que l’usinage, la fabrication additive est un moyen d’impression 3D par ajout de matière. Apportant davantage de possibilités en termes de personnalisation, cette technique a, malgré ses atouts, un important défaut : le temps de production très lent concernant la réalisation de pièces en petites séries.

Dans un communiqué publié ce 11 janvier 2019, des chercheurs de l’Université d’État du Michigan (États-Unis) ont indiqué avoir finalisé leurs recherches portant sur une technique qui serait cent fois plus rapide que la fabrication additive. Cette méthode baptisée Continuous liquid interface production (CLIP) avait déjà été présentée dans une étude publiée par la revue Science en mars 2015. Les chercheurs indiquent pouvoir imprimer en continu à une vitesse de deux mètres par heure, ce qui est effectivement beaucoup plus que les quelques millimètres à quelques centimètres concernant les techniques actuelles.

Crédits : Université d’État du Michigan

Comment fonctionne cette nouvelle technique ?

La courte vidéo publiée par les chercheurs (voir en fin d’article) nécessite une explication. La technique CLIP a pour but de solidifier une résine liquide à l’aide d’une source lumineuse, c’est à dire par photopolymérisation. Il faut savoir que la méthode en question nécessite l’injection d’un flux d’oxygène entre la source de lumière et la résine pour que celle-ci reste à l’état liquide. Dans le cas contraire, la résine resterait collée à la fenêtre et il serait impossible d’obtenir la pièce désirée.

Si les scientifiques utilisent une résine photopolymérisable, il est en réalité question de deux sources de lumière et non une, à des longueurs d’onde différentes. Leur rôle est d’ailleurs différent car la première solidifie la résine de manière sélective, et la seconde se charge de maintenir une couche de résine liquide de quelques millimètres entre les sources de lumière et la pièce en train d’être imprimée. Enfin, le secret réside également dans la formule de la résine, intégrant un photoactivateur et un photoinhibiteur régissant chacun à des longueurs d’onde différentes.

Voici les images publiées par les chercheurs américains :

Sources : 3 D Printing Industry – Futura Sciences

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