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SpaceX commence officiellement les tests publics de Starlink

Crédits : Spacex

Il y a quelques jours, SpaceX invitait certains utilisateurs nord-américains à participer aux tests bêta publics de son programme Starlink. Pour participer, les utilisateurs doivent acheter tout l’équipement au sol, puis payer des frais mensuels encore très chers.

Le 26 octobre dernier, soixante nouveaux satellites rejoignaient la mégaconstellation Starlink, qui prévoit le déploiement d’au moins 12 000 de ces instruments au cours de ces prochaines années. Le but est de proposer un accès Internet mondial à très haut débit. Ce nouveau lancement portait le nombre total de ces satellites en orbite à 893, soit suffisamment pour commencer à proposer un service limité.

Nous savons que les employés de SpaceX utilisent déjà des terminaux depuis plusieurs semaines pour collecter des statistiques de latence et effectuer des tests de vitesse standard du système. Récemment, la société a également invité plusieurs habitants du nord des États-Unis souhaitant intégrer ce programme de bêta test à s’inscrire sur un site prévu à cet effet. Il y a quelques jours, tous les inscrits ont finalement reçu un mail de SpaceX, leur expliquant toutes les démarches à suivre.

Encore cher, et assez lent (pour l’instant)

L’e-mail, plutôt bref, détaille tout d’abord ce à quoi les utilisateurs de la version bêta pourront s’attendre avec ce premier système Starlink. « Les vitesses de données pourront varier de 50 Mo/s à 150 Mo/s et la latence de 20 ms à 40 ms au cours des prochains mois alors que nous améliorons le système Starlink« , peut-on lire. « Il y aura également de brèves périodes sans connectivité« .

Pour se connecter au système, les utilisateurs doivent ensuite acheter l’un des terminaux utilisateur de SpaceX. Il s’agit d’une sorte de petit « OVNI posé sur un bâton », comme le décrit Elon Musk. Le matériel n’est pas donné : 499 dollars (environ 430 euros). L’e-mail fournit un lien permettant aux utilisateurs de commander l’équipement. Ces derniers devront également payer des frais mensuels de 99 dollars (environ 85 euros) pour que le service puisse rester actif.

SpaceX propose enfin une application Starlink qui accompagne les utilisateurs de ce bêta-test pour configurer leurs systèmes. Grâce à la réalité augmentée, l’application permet également de rechercher des zones du ciel avec des vues suffisamment dégagées de manière à s’assurer que leurs terminaux auront une ligne de vue avec les satellites.

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Une fusée Falcon 9 lance une mission Starlink en janvier 2020. Crédits : Spacex

Vous l’aurez compris, les services Starlink sont encore chers et les résultats sont encore moyens. Néanmoins, il ne s’agit ici que d’une version test. Le débit devrait augmenter à mesure que le nombre de satellites en orbite augmentera également (SpaceX prévoit un débit de 1Gb/s). De son côté, la latence devrait à terme également être réduite à entre 16 ms et 19 ms, comme prévu. Côté équipement, Elon Musk avait laissé entendre un prix « autour de 80 dollars par mois » avec des « frais d’installation compris entre 100 et 300 dollars« .