in

La sonde Osiris Rex nous livre une sublime photo de la Terre

La Terre vue par la sonde Osiris Rex. Crédits : NASA/Université d’Arizona

La sonde spatiale Osiris Rex s’est servie le 22 septembre dernier de la force gravitationnelle de la Terre pour ajuster sa trajectoire vers l’astéroïde Bennu qu’elle doit atteindre en 2018. Elle en a également profité pour prendre une photo de notre planète.

Il y a quelques jours, la sonde américaine Osiris Rex, lancée le 8 septembre 2016, profitait de la force gravitationnelle de notre planète pour prendre de la vitesse (les vaisseaux Voyager et Cassini ont également utilisé cette manœuvre pour économiser du carburant). La sonde Osiris Rex doit en effet rejoindre l’astéroïde « Bennu » (un gros rocher d’environ 500 mètres de diamètre qui orbite autour du soleil en un peu plus d’un an) en 2018. Sur place, le but sera de prélever un échantillon afin de le ramener sur Terre en 2023. En attendant, et pour notre plus grand plaisir, la sonde en a profité pour prendre une petite photo de la Terre à 170 000 kilomètres de distance.

Su cet incroyable cliché vous retrouverez principalement l’océan Pacifique, mais tout en bas à gauche, vous pouvez distinguer la forme familière de l’Australie. Au-dessus de l’Australie, en haut à droite, c’est la Chine. En haut de l’image, les sombres lignes verticales sombres sont dues aux temps d’exposition très courts. La caméra de la sonde a en effet été imaginée et conçue pour l’astéroïde Bennu qui est beaucoup plus sombre que la Terre.

La Terre vue par la sonde Osiris Rex. Crédits : NASA/Université d’Arizona

L’astéroïde Bennu, une roche noire arrondie plus grande que l’Empire State Building, verra donc son tout premier visiteur dans quelques mois (les échantillons reviendront quant à eux sur Terre en 2023). Une fois sur place, Osiris-Rex se posera sur l’astéroïde probablement composé de restes de l’univers précoce. Il usera notamment d’une série d’instruments conçus et construits par plus de cinquante étudiants du MIT. Un spectromètre analysera l’interaction des rayons X du soleil avec le sol afin d’identifier les éléments chimiques présents sur la surface de Bennu. L’instrument permettra également aux chercheurs de déterminer les emplacements clés pour que le bras robotique puisse atteindre et attraper un échantillon.

Source