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Selon une étude, l’air le plus pur du monde se trouve au-dessus de l’océan Austral

Crédits : Tiago Fioreze / Wikipedia

Alors que 90 % des habitants de la Terre respirent un air pollué à différents degrés, il existe bien un endroit où l’air est pur, ou presque. Selon une étude australo-étasunienne, cet endroit se trouve au-dessus de l’océan Austral, entre la Tasmanie (Australie) et l’Antarctique.

Une zone non impactée par la pollution

Dans de nombreuses régions du globe, les populations font face à des niveaux de pollution atmosphérique dangereux. Selon une publication de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 9 personnes sur 10 respirent de l’air contenant des niveaux élevés de polluants. Par ailleurs, environ 7 millions de personnes décèdent chaque année suite à une exposition prolongée à l’air pollué. Or, il faut savoir que les polluants se diffusent généralement tout autour du globe via les les différents courants de surface.

Et pourtant, il existe une zone sur Terre où l’air ne présente aucune pollution provenant des activités humaines. Selon une étude australo-étasunienne, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), cet endroit se trouve au-dessus de l’océan Austral, entre la Tasmanie et l’Antarctique, entre 54° et 62° de latitude sud.

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En vert, la zone où l’air est le plus pur au monde. Crédits : carte-du-monde.net

Selon les chercheurs de l’Université d’État du Colorado (États-Unis) et du Bureau australien de météorologie, la zone en question ne contient pas d’aérosols provenant d’autres régions du globe. Les meneurs de l’étude ont analysé des bactéries contenues dans des échantillons d’air prélevés dans ce que l’on nomme la “couche limite”. Il s’agit d’une zone où l’océan et l’atmosphère se rencontrent et “alimentent” les nuages.

De fortes disparités avec les autres océans

Transportés avec les particules fines, ces micro-organismes peuvent habituellement voyager sur de très longues distances. Or, en ce qui concerne la zone dont il est question ici, les bactéries proviennent en majeure partie de l’océan sur place. Autrement dit, les aérosols contrôlant les propriétés des nuages de l’océan Austral sont fortement liés aux processus biologiques de l’océan et ne sont pas impactés par la dispersion vers le sud des micro-organismes.

En conclusion, les scientifiques expliquent que les aérosols provenant de masses terrestres et d’activités humaines éloignées ne se déplacent pas vers le sud dans l’air antarctique. L’océan Austral est donc l’un des rares endroits sur Terre épargné par les activités humaines polluantes. Enfin, cette découverte a tout de même étonné les chercheurs. En effet, ces derniers ont noté de très fortes différences avec les autres océans de l’hémisphère Nord et les régions subtropicales, où la plupart des bactéries provenaient d’une dispersion vers le sud.