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Avec le temps, deux personnes d’un même couple synchronisent leurs maladies

Crédits : Takmeomeo / Pixabay

Comme on dit, qui se ressemble s’assemble. Une fois assemblé, au bout de plusieurs années, un couple finit même par être lié physiquement jusqu’à synchroniser ses maladies, comme le révèle une étude américaine relayée par la radio NPR. 

Selon des chercheurs américains de l’Université du Michigan, lorsque l’on est en couple depuis plusieurs années, on ne vieillit pas seul selon ses propres caractéristiques et expériences, mais on vieillit à deux. Notre biologie évolue pour devenir plus semblable à celle du partenaire qu’elle ne l’était au départ. « Vieillir est quelque chose que les couples font ensemble. Vous êtes ensemble dans un même environnement, vous l’appréhendez ensemble et prenez des décisions ensemble. Par ce processus, vous devenez lié à l’autre physiquement, pas seulement émotionnellement« , nous apprend la chercheuse Shannon Mejia.

Cette conclusion, elle et son équipe l’ont tirée après avoir étudié 1 568 couples mariés à travers les États-Unis, et constaté de fortes similarités dans les profils médicaux des personnes qui avaient passé près de cinquante années ensemble par exemple un taux de cholestérol similaire ou des déficiences rénales et de préhension identiques. Il y a bien entendu des raisons évidentes à cela, comme le fait de partager les mêmes régimes alimentaires, ou encore le fait qu’un partenaire dépressif entraîne l’autre dans un même état d’esprit.

Cela peut également être expliqué par le fait que l’on tend à choisir une partenaire provenant du même milieu social, mais les chercheurs ont comparé les jeunes couples et les couples plus âgés et il restait des différences qui ne s’expliquaient pas seulement par le choix initial. Autrement dit, un lien physique s’était créé avec le temps, au-delà du lien émotionnel.

Ces observations se vérifient fort heureusement dans le sens inverse, et un couple de longue durée composé d’un partenaire très optimiste, par exemple, tend là aussi à entraîner l’autre dans un même état d’esprit. Ainsi, d’autres recherches menées par la même Université du Michigan avaient démontré qu’au sein de ces couples, les partenaires sont bien moins sujets au diabète ou encore à l’arthrose.

Si ces résultats méritent d’être approfondis, et ils le seront, il est intéressant de voir que, par exemple en médecine, on pourrait désormais aussi s’intéresser au conjoint et pas seulement à la personne concernée et à ses antécédents familiaux.

Source : npr