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Les premiers résultats de recherches d’activités laser extraterrestres sont tombés

Crédits : iStock

Les premiers résultats de recherches d’activités lasers extraterrestres autour d’autres étoiles sont tombés, et ils ne sont pas fructueux. Des scans de milliers d’étoiles éloignées n’ont en effet révélé aucune trace de vie extraterrestre… pour l’instant.

Plus les astronomes découvrent de nouvelles exoplanètes autour d’étoiles lointaines et plus l’engouement pour la découverte d’éventuelles traces de vie « ailleurs » dans l’Univers se fait ressentir. L’idée avancée par le SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) suggère que si une civilisation avancée existe dans notre galaxie, celle-ci aurait dirigé des lasers dans notre direction délibérément ou par inadvertance. C’est pourquoi certains chercheurs « parcourent » le ciel pour déceler d’éventuels signaux artificiels révélateurs. Une étude récente menée les chercheurs Nathaniel Tellis et Geoff Marcy, de l’Université de Californie, à Berkeley, révèlent aujourd’hui les premiers résultats de l’enquête la plus complète de ce genre menée à ce jour.

Pour cette nouvelle étude, ils ont examiné la lumière provenant de 5 600 étoiles dans notre propre Voie lactée, la plupart à moins de 100 parsecs (environ 300 années-lumière). Parmi elles, 2 000 sont pensées pour accueillir des planètes chaudes de type terrestre. Les astronomes ont enregistré les signaux spectroscopiques de ces étoiles en se basant sur les données historiques faites par le télescope Keck à Hawaii entre 2004 et 2016. Ils ont ensuite conçu un algorithme dans le but de déceler des éclats lasers inhabituels en découpant la lumière de fond émise par chaque étoile, permettant ainsi aux chercheurs de détecter des impulsions artificiellement créées qui pourraient être le signe tant recherché. Mais rien ne fut décelé.

L’image ci-dessous nous présente notamment l’un des « faux positifs » présentés dans l’étude causé par des gaz chauffés autour d’une étoile :

Crédit : UC Berkeley

Sur les 67 000 spectres étudiés, environ 5 000 méritaient en effet une enquête plus approfondie. Mais il s’est avéré qu’aucun ne fournissait de preuves convaincantes d’une activité laser extraterrestre.

Les faux positifs ont notamment été classés en trois catégories. Plus de la moitié ont été causés par des émissions connues de molécules dans l’atmosphère terrestre. Un autre groupe de faux positifs est le résultat d’émissions des étoiles parentales elles-mêmes. Dans le dernier groupe de 1000 d’entre eux, certains ont été causés soit par des réflexions internes dans le télescope, soit par l’impact de particules à haute énergie telles que les rayons cosmiques.

Ces résultats seront bien évidemment jugés « décevants » par certains, mais il faut mettre en perspective le nombre d’étoiles échantillonnées avec le nombre d’étoiles de notre galaxie. Il ne s’agit là que d’une fraction ; fraction qui aurait en plus de ça diffusé un signal intentionnellement ou non vers notre direction. Une civilisation très avancée est peut-être également passée bien au-delà de ce type de système de communication laser. Ces signaux sont relativement faciles à repérer depuis la Terre, c’est pourquoi les scientifiques se sont penchés dessus. Contrairement aux signaux radio, les signaux laser ne se dégradent en effet que très peu dans l’espace.

Ceci étant dit, l’Homme, que nous pouvons considérer comme relativement « avancé » malgré les apparences, ne diffuse pas non plus de signaux laser en direction de mondes lointains. En d’autres termes, si cette étude avait pris en compte la Terre à 325 années-lumière de distance, aucun signe de vie n’aurait été repéré. Et pourtant, nous sommes bien là.

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