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Pourquoi les requins-marteaux nagent 90% du temps sur le côté

Crédits : skeeze / Pixabay

Des chercheurs de l’université australienne de Murdoch ont découvert que les requins-marteaux nageraient différemment des autres requins et se déplaceraient ainsi sur le côté jusqu’à 90 % du temps pour moins se fatiguer.

Le Dr Adrian Gleiss du Centre de recherche sur les poissons et la pêche a participé à une étude internationale ayant conclu que les requins-marteaux consacreraient jusqu’à 90% de leurs temps à nager à des angles de 50 à 70 degrés. On pensait que tous les requins fonctionnaient de la même manière, car la plupart des requins utilisent leurs nageoires dorsales comme un gouvernail  pour effectuer des virages rapides, et leurs nageoires pectorales comme des ailes d’avions pour les empêcher de couler. Or, les requins-marteaux auraient une nageoire dorsale plus prononcée, qui générerait plus de portance, et aiderait ainsi à faciliter la nage lorsque ces requins sont roulés de côté, contredisant ainsi ce que l’on pensait jusqu’à maintenant.

Ces recherches, dirigées par le Dr Nicholas Payne de l’Université de Roehampton à Londres, furent menées avec l’aide Dr Gleiss par l’étude des angles de nage des requins. À l’aide de caméras et de marquages, ils ont d’abord comparé les mesures obtenues sur des requins-marteaux de Belize, d’Australie, et des Bahamas. « Le co-auteur principal de notre papier, le Docteur Gil Iosilevskii, a développé une modélisation hydrodynamique pour montrer que cette méthode de nage réduit la consommation d’énergie d’environ 10%, par rapport à la nage verticale traditionnelle. Gil a également mené une série d’expériences dans un tunnel de vent avec un modèle à l’échelle d’un requin-marteau, et a constaté que la traînée minimale pourrait être atteinte à des angles entre 50 et 70 degrés, ce qui est très proche de la plage d’angles à laquelle nageaient nos requins marqués dans la nature », a expliqué le docteur Gleiss.

Or, en plus d’avancées dans la compréhension du monde animal, ces recherches permettant de comprendre comment les animaux réduisent les effets de traînée sur leur mobilité vont aider les ingénieurs mécaniques dans l’élaboration de leurs innovations.

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