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Rebondir sur Pluton ? La NASA y pense sérieusement !

Crédits : ESO

Pluton n’a pas dit son dernier mot et pourrait bien voir un jour l’arrivée d’un étrange robot. Le projet de Global Aerospace a en effet reçu un premier soutien de la NASA. Il consiste à faire freiner un atterrisseur à l’aide d’un ballon dans l’atmosphère de Pluton. Ce serait un atterrissage pas comme les autres qui serait suivi d’une progression par bonds de plusieurs dizaines de kilomètres de long.

En 2015, la sonde New Horizons passait à près de 50 000 km/h au-dessus de la surface de Pluton, nous révélant un nouveau monde, sans doute l’une des plus jeunes de notre Système solaire. On y décelait alors des montagnes de glace d’eau et l’on soupçonne aujourd’hui la présence d’un océan liquide sous cette glace. C’est pourquoi nous n’en avons pas fini avec Pluton et malgré la distance qui nous sépare, beaucoup veulent y retourner. La prochaine en revanche, il faudra s’y poser et pour ce faire, certains imaginent plusieurs scénarios. Proposé par la firme américaine Global Aerospace, l’un d’eux intéresse particulièrement la NASA : il propose ici d’envoyer un atterrisseur capable de se déplacer par bonds de plusieurs dizaines de kilomètres (sur Pluton, la gravité est quinze fois moins forte que sur Terre).

Pour poser l’atterrisseur sur Pluton, Global Aerospace étudie actuellement un système de décélération et d’atterrissage sur la planète naine. L’idée sera de ralentir la machine lancée à environ 48 000 km/h par une structure gonflable fournie par ILC Dover, un partenaire du projet. Une fois que l’appareil sera posé, les principaux objectifs de la mission seraient d’étudier l’histoire de l’évolution de Pluton, son cryovolcanisme supposé, d’étudier sa géomorphologie ou encore de rechercher d’hypothétiques traces d’eau à l’état liquide.

Crédits : © Global Aerospace corp.

Ainsi, Pluton a toujours semblé oubliée là-bas, à une distance de 30 à 49 unités astronomiques (pour mémoire, une UA équivaut à 150 millions de kilomètres) du Soleil, mais force est de constater que la belle n’a pas dit son dernier mot et attise de plus en plus l’intérêt des scientifiques. D’ailleurs, Pluton a beau avoir perdu son titre de planète en 2006, elle a désormais une géographie validée par l’Union Astronomique Internationale. Eliot crater, Sleipnir Fossa, Tenzing Montes… désormais, ces noms figureront sur les cartes officielles de Pluton. L’Union Astronomique Internationale (UAI) a en effet validé quatorze propositions soumises par l’équipe de New Horizons.

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