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Quand et comment Elon Musk prévoit-il de poser le pied sur Mars ?

Vue d'artiste de la navette BFR en orbite autour de la Lune. Crédits : SpaceX

Ce n’est un secret pour personne. Elon Musk a bâti SpaceX il y 16 ans pour une seule et unique raison : aller sur Mars. Si de nombreux défis techniques et sanitaires sont encore à relever, rien n’empêche celui-ci de planifier cette future exploration martienne. D’ailleurs, comment ça se présente, côté calendrier ?

Tout d’abord, SpaceX a besoin d’espace pour ses futurs lancements. Cette année voit ainsi la construction d’un centre d’assistance à Boca Chica, près de Brownsville au Texas (États-Unis). Les pièces des futures fusées pourront alors être transportées depuis Los Angeles, où se trouvent les usines, en passant par le canal de Panama. C’est un gros détour, mais cela reste plus simple que par camion en passant par les terres. La région est par ailleurs sous-peuplée, ce qui est une bonne chose lorsqu’il s’agit de tester l’envol de nouvelles fusées gigantesques susceptibles d’exploser. Enfin troisième avantage : la région se rapproche de l’équateur. Ici, la rotation de la Terre accélère le lancement, ce qui permet d’économiser beaucoup de carburant.

Qu’en est-il de la suite ? L’année 2019 verra sans doute un premier lancement d’un prototype de la Big Fucking Rocket (BFR), actuellement en construction, depuis le Texas. Les données récoltées permettront d’affiner la conception de la fusée finale, qui devrait normalement transporter du fret et un premier équipage sur Mars. Le tout premier lancement officiel de la BFR (sans équipage) devrait être tenté en 2020-2021. Si tout se passe bien, deux missions devraient être planifiées vers Mars, pleines de cargaison et de fournitures à l’été 2022 (meilleure fenêtre de lancement, Mars et la Terre étant rapprochées). Compte tenu de la distance à parcourir, le vaisseau pourrait donc atteindre la planète rouge fin 2022, ou au début de l’année 2023.

L’idée sera ici de pouvoir déposer du matériel dont auront besoin les futurs astronautes lors de leur arrivée sur Mars. Il y aura de quoi produire de l’électricité, générer de l’eau potable et de l’oxygène. L’année 2023 verra également un premier vol habité à bord de la BFR autour de la Lune. Pour ce voyage, le milliardaire japonais Yusaku Maezawa sera accompagné de huit artistes.

En supposant que ce premier vol habité se passe bien, viendra ensuite un premier équipage envoyé sur Mars en 2024, avec pourquoi pas un premier pied posé par l’Homme sur la planète rouge en 2025. Les premiers explorateurs devront alors, grâce au matériel préalablement déposé, commencer la construction d’une première base martienne qui devrait pouvoir être terminée en 2028.

Le calendrier est ici très ambitieux, et la suite n’appartient encore qu’au fantasme. L’idéal serait en effet de coloniser Mars en la terraformant (en y reproduisant les conditions terrestres notamment). Seulement, il semblerait que la technologie actuelle ne permette pas un tel futur. Mais qui sait, dans quelques années peut-être ?

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