in

Une prolifération de bactéries tueuses à venir dans les océans ?

Crédits : RogerMosley / Pixabay

L’Académie américaine des Sciences sonne l’alarme et évoque un risque tout à fait sérieux d’une future prolifération de bactéries pathogènes dans l’Océan Atlantique-Nord. Et si le choléra faisait son retour en Europe ?

« L’augmentation du nombre de bactéries dans l’océan Atlantique est directement liée à l’augmentation des températures globales, et directement corrélée aussi à l’augmentation des infections bactériennes recensées par les statistiques médicales » indique Rita Colwell, micro-biologiste à l’Université du Maryland (États-Unis).

La chercheuse désirait prouver cette thèse, tandis que cette augmentation représenterait selon elle un doublement, voire un triplement de nombre de bactéries. Rita Colwell a collaboré, dans le cadre de l’étude, avec des chercheurs de l’Université de Gênes (Italie) et de Plymouth (Royaume-Uni). L’idée de l’étude est apparue aux scientifiques après une augmentation importante des cas de gastro-entérites touchant les populations vivant sur les littoraux américains et européens.

L’étude avait pour but de prouver que l’augmentation de la température à la surface du globe est la cause de cette prolifération de bactéries. Les bactéries ont de plus été identifiées, faisant partie de la famille des Vibrionaceae, dont est issu le bacille responsable du choléra : le Vibrio cholerae. Un autre bacille, le Vibrio parahaemolyticus, cause des infections digestives puisqu’il contamine les crustacés, poissons et autres fruits de mer consommés par les humains.

Les chercheurs sont arrivés à la conclusion que la contamination des eaux proches des littoraux de l’Océan Atlantique-Nord devrait se poursuivre à l’avenir, et accusera une augmentation, tandis que le phénomène s’installera durablement, impactant fortement les activités de pêche, mais également le tourisme puisque les eaux de baignade ne seront pas épargnées.

De plus, la question d’un potentiel retour du choléra en Europe se pose. Le réchauffement climatique apporte alors des interrogations relatives à la santé publique, comme récemment avec la fonte du permafrost sibérien libérant des bactéries comme le Bacillus anthracis (anthrax).

Sources : ConsoGlobeTopSanté