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La présence d’eau sur Mars remet en question le traité de l’espace

Crédits : NASA

De l’eau liquide coule sur la planète rouge, nous le savons depuis près d’une semaine. Naturellement, les conséquences pour l’exploration spatiale sont énormes, en tout cas du point de vue technique, juridiquement, le problème est plus délicat.

Pour connaître les droits relatifs à l’espace, il faut s’intéresser aux traités internationaux relatifs à la matière, comme le Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes de 1967. L’article 9 de ce traité prévoit que l’exploration doit limiter les risques de contamination du corps céleste exploré : « Les États parties au Traité effectueront l’étude de l’espace extra-atmosphérique, y compris la lune et les autres corps célestes, et procèderont à leur exploration de manière à éviter les effets préjudiciables de leur contamination ainsi que les modifications nocives du milieu terrestre résultant de l’introduction de substances extra-terrestres et, en cas de besoin, ils prendront les mesures appropriées à cette fin.». Il n’est pas ici question d’interdiction, mais du principe de précaution.

Curiosity, le rover des États-Unis, est probablement porteur d’organismes si petits qu’ils sont invisibles, quelques-uns peuvent avoir échappé à la vigilance de l’agence spatiale et se développer dans l’environnement martien, le contaminant, ce que cherchent précisément à éviter les missions spatiales. Bien sûr, cette vigilance doit permettre d’éviter de modifier l’environnement, mais aussi de s’assurer que la vie découverte soit bien d’origine extra-terrestre. Les traités relatifs à l’espace et aux corps célestes n’ont pas tous été signés et ratifiés par l’ensemble des puissances spatiales du monde.

Cependant certains sont largement suivis et interdisent catégoriquement l’usage militaire, l’exploitation de certains corps est également formellement prohibée, mais Mars ne tombe pas dans cette catégorie, la NASA peut ainsi se rendre sur la planète et prélever de l’eau, tant qu’il s’agit de prélèvements dans un but scientifique, pour de l’exploitation dédiée à l’amélioration de l’exploration, celle-ci nécessitera probablement l’accord d’autres nations.

Vidéo : Évolution de la planète Mars avec disparition des mers :

  • Illustration : La surface de Mars avant l’évaporation des mers
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