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Un milliard d’années après le Big Bang, les conditions pouvaient déjà être favorables à l’apparition de l’eau

Crédits : werner22brigitte / Pixabay

(Avec The SpaceTimes) Une récente étude suggère que de l’eau se serait vraisemblablement formée il y a plusieurs milliards d’années lorsque le cosmos a commencé à s’enrichir en oxygène. Plus exactement dès le premier milliard d’années de l’univers. 

En effet, une équipe de chercheurs estime qu’un milliard d’années environ après le Big Bang, les conditions pouvaient déjà être favorables à l’apparition de l’eau. Les premières étoiles étaient vraisemblablement très massives et ne vivaient pas très longtemps. Aussi, l’oxygène qu’elles ont synthétisé et dispersé serait ainsi venu enrichir plusieurs poches de gaz encore pauvre en éléments plus lourds que l’hydrogène et l’hélium.

À l’époque, l’univers était plus dense, et plus chaud. Ainsi, selon les chercheurs, de l’eau sous forme gazeuse aurait pu se former à une température de 300 K, soit environ 26,6 °C. « Nous avons examiné la chimie au sein de jeunes nuages moléculaires qui contiennent 1.000 fois moins d’oxygène que notre Soleil, né il y a 4,6 milliards d’années », explique Avi Loeb du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CfA) et coauteur de cette étude publiée dans Astrophysical Journal Letters. « À notre grande surprise, nous avons découvert qu’il était possible d’obtenir autant de vapeur d’eau que l’on peut en observer (actuellement) dans notre propre Galaxie. »

En outre, en dépit des rayonnements ultraviolets des jeunes étoiles qui cassent massivement les molécules, une production soutenue aurait tout à fait pu contrebalancer, au fil de plusieurs centaines de millions d’années, la dégradation, affichant ainsi un équilibre comparable à celui qui est observé aujourd’hui dans l’univers local. « Vous pouvez accumuler des quantités d’eau importantes à l’état gazeux, même sans un gros enrichissement en éléments lourds », souligne Shmuel Bialy, de l’université de Tel-Aviv. Chaque gorgée de ce précieux liquide aurait donc un petit goût d’éternité… ou presque.

Source : Futura-Sciences